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VCMG-Sss: Are « Friends » Electrics ?

SURLERING.COM - SOUNDTRACKS - par Gaël Giovannelli - le 12/03/2012 - 9 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Finalement, Vince Clarke et Martin L.Gore auront fait deux disques ensemble. Une petite trentaine d’années les sépare, pas plus. Et au regard du continuum espace-temps musical, cela n’est rien.




Des frères séparés, voilà ce que sont l’un pour l’autre Vince Clarke et Martin Gore. Il y avait trop peu de place au sein de Depeche Mode pour que ces deux-là ne risquent de s’entredévorer, et ne fassent imploser le groupe.
L’histoire officielle traite la défection de Clarke comme un choix personnel et unilatéral : manque de maturité, besoin d’indépendance…Les autres membres, pris de court, se tournèrent vers Martin Gore, chétif effacé, lunaire, mais Dark Side, pour tenter de sauver leur gagne-pain qui tout juste prenait forme. La vérité est que Clarke ne voulait pas se précipiter dans la darkwave, qui tuerait son inspiration.  Omniprésente en Angleterre, seule niche où l’on était un tant soit peu pris au sérieux-on les qualifia de futuristes, c’est dire !

Pourtant Speak & Spell était une bonne idée. Conceptuellement sensé- des chansons romantiques sous le blister du tout synthétique-, un tube accrocheur et dansant à mort, imparable, increvable et devenu un classique du genre (Just Can’t Get Enough), Clarke tenait les rênes de sa petite entreprise. Pas de grandes ambitions, il voulait « fabriquer une musique que n’importe qui peut faire, du moins en théorie »*. Or sa créature, comme dans tout bon roman anglais, échappe à son créateur, et ce qui devait arriver arriva : le succès était là, à deux pas. Clarke est effrayé, incapable d’assumer son rôle, et poussé par ses acolytes vers les coins sombres de la syhntpop que eux révèrent tant, déserte. Signé chez Mute, LE label indé et expérimental, Clarke va contractuellement rester dans le sillage de Depeche Mode, mais plus jamais ils n’auront de contacts.il faut noter que la fidélité des artistes envers la maison de Daniel Miller, en plus des 50/50, font partie des belles histoires que l’on se conte, le soir au coin du feu, pour se rassurer que ce métier n’est pas pourri jusqu'à la moelle.




Assez curieusement, c’est le départ de Clarke, fondateur original de Depeche Mode-enfin Composition of Sound avant l’arrivée de Dave Gahan- qui propulsa le groupe vers son orbite, sa révolution planétaire. Contraint, Gore se voit en charge de l’écriture, Gahan et Fletch étant de piètres musiciens, et Alan Wilder…eh bien Wilder se vit endosser un rôle de George Harrisson, privé de droit de citer quant aux compositions. Mais le véritable artisan, le pousse-manettes, l’architecte de l’identité sonore du groupe, c’est lui. Son départ en 1995 clôt un chapitre de leur histoire, au cœur de la période la plus sombre de Depeche Mode : la fin de sa production la plus passionnante et la plus riche, la « Trilogie Mystique » de Music For The Masses/Violator/Songs Of Faith & Devotion.



Plus rien ne sera semblable au Mode. Et Martin Gore va se retrouver seul maître à bord du navire, alcoolo coincé entre un dépressif chronique et un junkie suicidaire… Une mort clinique d’une minute sur la table d’opération pour Dave et une résurrection pour le groupe seront nécessaires pour effectuer une ultime mutation en trio, grandir et vieillir, puis plonger le résultat dans un bain d’azote liquide, pour l’éternité.
Revenons à Clarke. S’étant volontairement tiré une balle dans le pied-mais avait-il la moindre idée, la moindre intuition sur ce que sa créature allait devenir ?- Clarke ne va pas chômer. Atteint de Brianwilsonite aigüe-il lui est apparu incapable de gérer la scène a l’époque de Depêche Mode- il paraît comme acquis que jamais il ne sera un leader, un frontman. Et franchement ne se voit pas tenir un public avec ses synthés- problématique prise a bras le corps par les fabricants d’instruments pour soigner les crises d’ego-du-devant-de-la-scène, ainsi ils créèrent le…keytar ! Ses autres associations réussiront grâce non seulement à ses talents innés pour la mélodie pop, mais aussi à ses choix inspirés pour ses interprètes : Yazoo cartonne par la voix d’Alison Moynet (Don’t Go), improbable chanteuse de blues cernée de synthétiseurs ; il trousse vite fait une petite perle, Never, Never, avec Feargal Sharkley, l’ex-chanteur squelettique des Undertones sous le nom de The Assembly.



Mais son coup de maître c’est d’avoir déniché son chanteur-parolier, l’interprète haut-perché qui enrobera ses chansons pop au goût de berlingot, lors d’une audition à l’arrache. Sous les traits du blond Andy Bell. Voilà, le fan de The Graduate à trouvé son Garfunkel, grande et massive diva, gay et fier de l’être. Et lui, stoïque et planqué derrière ses claviers, va leur servir la gloire.
Pendant la deuxième moitié des années 80, Depeche Mode et Erasure vont se tirer la bourre dans les charts, en rivaux, ce sera à qui sortira le single que le bon peuple de la planète pop s’arrachera. Mais alors que Erasure s’oriente vers une efficacité dance des plus lumineuses qui va submerger toute l’Europe avec Sometimes, A Little Respect, Always, en compagnie des Pet Shop Boys-et en évitant SURTOUT l’abominable Eurobeat, ou pire la new beat de Confetti’s !-




Depeche Mode s’immerge peu à peu dans une noirceur technoïde que les critiques assassines du Melody Maker et du NME n’avaient pas vu venir. Gore vient de faire sa mue. Déjà adepte des jupettes à la romaine et du khôl, il s’est expatrié, comme un Bowie cocaïné à bord du Trans Europe Express, au coeur du continent post-industriel, à Berlin-Ouest. Il fantasme au pied du studio Hansa, longe le Mur, et troque sa prude petite amie catholique contre une délurée adepte du cuir et du latex. Il découvre les boîtes SM avec curiosité, l’ecstasy avec gourmandise, les Einsturzende Neubauten avec admiration. De cette retraite naîtra le capital Black Celebration, certes complètement antidaté, mais fondamental pour la suite. Ouverture d’une brèche sur les abîmes des sentiments ambigus, tronqués, sous une voûte métallique de tôle effondrée. La nuit, il enregistre de l’acier en fracas sur son Synthclavier, comme avant lui Blixa Bargeld, sur les chantiers, puis en studio, élabore la technopop qui sera sa marque.




Les années 90 seront un champ de mines pour Depeche Mode, et le début du déclin pour Erasure. Le trip-hop, le grunge, l’indus, dernières grandes aventures musicales de la culture populaire, vont serrer la vis pour les pionniers du tout synthétique. Erasure n’étant pas Depeche Mode, le combat est inégal ; il ne rempli pas les arénas de Santiago ou les stades du Japon ou des Etats-Unis. Erasure a toujours été « continental », ses succès importants ont toujours été circonscrits à des pays bien spécifiques, et de façon totalement illogique et irrationnelle : Danemark, Argentine, Allemagne, Suède, Israël, République Tchèque… aussi étrange que cela puisse paraitre, la musique connait les frontières. Depeche Mode, c’est universel, c’est l’Univers. C’est le Rose Bowl de Pasadena et le 101 du 18 juin 1988 avec ses 75.000 spectateurs, et la tournée démentielle qui précéda, c’est 6 millions d’exemplaires de Violator, c’est Enjoy The Silence, Personal Jesus…Vince Clarke/Erasure, eh bien oui, c’est une écriture plus modeste, une ambition plus restreintes, des influences moindres- ABBA, Simon & Garfunkel pour ses citations fréquentes- Martin Gore, c’est ce cerveau alambiqué, réservé et sombre, penché sur le Glam de Bowie et des Sparks et les harmonies du gospel, le noir blues du delta, la country, l’expérimental allemand des Neubauten et de DAF…

Vince Clarke et Martin Gore sont peut-être le double de l’autre. Clarke la face pop solaire et naïve assumée que Gore n’a jamais osée, même dans ses titres les plus attendris ou les plus triviaux (Freelove ; I Feel Loved, Goodnight Lovers-par ailleurs tous d’Exciter). A l’inverse Clarke ne s’est jamais risqué à des compositions inconfortables, insinuant une menace, une émotion malsaine, les morceaux les plus expérimentaux se sont retrouvés cantonnés sur les faces B et les bootlegs, mais Clarke n’est à l’aise que dans l’immédiateté du single pop frais. Et puis il n’est pas l’auteur unique des morceaux. Bell est le parolier, la star plus expansive, et les textes sont proches de sa personnalité. Erasure est un duo. Gore est le seul auteur-compositeur de ses propres tourments et auto-alimente sa muse, ses textes sont comme des verres-miroirs, renvoyant sa réflexion dans ses limbes. Qui, bien entendu, le regardent.

Alors au bourdon de la cinquantaine, accomplis et n’ayant plus rien à prouver a personne, Clarke et Gore se lancent à eux-mêmes un défi. Pas pour s’impressionner, juste pour le fun, parce qu’ils sont maîtres du genre, qu’ils sont des malades de techno, et, sans doute, parce qu’ils s’emmerdent un peu dans leurs habitudes et sur leurs trônes de princes technopop. Pas une seule fois au cours de la création des titres ils ne se sont vus. De simples allers-retours de fichiers mp3, des e-mails informatifs, et voici dix pièces-faciles- comme sorties de traditionnels Roland, en fait les synthés modulaires Eurorack, dont Gore est devenu accro. Multitudes des sons par circuit analogique, synthèse soustractive par appauvrissement des signaux, d’où ces morceaux carrés, en dent de scie, aux couleurs vintage de Blip et de Pong. Le tout masterisé par Stefan Betke de Pole. Voilà tout pour la fiche technique.



L’ennui quand on est Vince Clarke et Martin L. Gore, et même si on s’appelle VCMG, c’est que même en catimini, même sur le principe d’une collection de titres, sans cohésion aucune-et sans que cela nuise- de dance minimaliste et brute de décoffrage, on vous attend au tournant. On attend l’accident. Mais d’accident, point. Pas d’erreur de casting, pas de faute de goût, et comme l’album ne sort pas à grand renfort de klaxons, pas de flop artistique ni de tache sur la biographie de chacun. En fait, les titres sont si authentiquement et sobrement dance, et pour tout dire assez roots, que c’en est déconcertant, et par effet Magnus, séduisant. Il n’y a rien, ou presque, qui rappelle le Mode ou Erasure. Nous avons ici deux jeunes gens de cinquante balais, sans doute contaminés par la rétromania** qui règne, offrant leur plaisir intact de jouer aux dj’s. Pièces glaciales de l’ouverture avec Lowly ou plus humanoïde de Windup Robot, les morceaux sont taillés pour répondre aux lois du dancefloor. 



Un dancefloor qui a connu la guerre évidement, Beyrouth par exemple. Un dancefloor souterrain, plus proche du bunker que du Martinez. Et une dance de l’afterwork, de l’épuisement, pas cette dance aseptisée de bobos à faire tourner les carpes chinoises qui bullent dans les crânes d’ados, ou l’inverse. Du beat techno, heavytronic dirons-nous, plus proche de Front 808 et de DAF, leurs pères fondateurs, ou des Chemicals Brothers (Zaat, Bendy Bass). La rave des robotnik.



Mission accomplie donc, ce disque ne s’ « écoute » pas mais se danse, et sacrément bien. Et on dansera ainsi en gardant à l’esprit que la dance ne s’écrit pas mais se fabrique pour la mécanique du corps. Que l’esprit se déconnecte, que la transe vaudou des machines ne peut agir que sur une enveloppe vide, consciencieusement vide, et qu’elle n’est pas la manifestation d’un abrutissement subi mais d’un asservissement volontaire-car temporaire- à un battement plus fort que le monde.

Gaël Giovannelli

VCMG, Sss ; Emm/Mute Records, 12 Mars 2012
*Au NME en 1991
**Pour approfondir le concept, je vous renvoie à l’ouvrage indispensable du grand Simon Reynolds, Rétromania, enfin traduit en français. (Le Mot Et Le Reste).



Toutes les réactions (9)

1. 12/03/2012 20:40 - transélectrique

transélectrique"Et on dansera ainsi en gardant à l’esprit que la dance ne s’écrit pas mais se fabrique pour la mécanique du corps. Que l’esprit se déconnecte, que la transe vaudou des machines ne peut agir que sur une enveloppe vide, consciencieusement vide, et qu’elle n’est pas la manifestation d’un abrutissement subi mais d’un asservissement volontaire-car temporaire- à un battement plus fort que le monde."

merci pour avoir cerné en ces quelques mots la réalité de l'union entre le rythme, la danse et le corps - que ce battement plus fort que le monde soit synthétique, émis par la machine, ou organique comme la peau animale du tambour, n'a pas d'importance.

2. 12/03/2012 22:46 - Partagas

PartagasPas de grandes prétentions ?
Et pourtant, some great rewards....

3. 12/03/2012 23:03 - Ratatata!

Ratatata!Permettez-moi Partagas (très bonne cave) mais Clarke est parti dès Speak&Spell non? Dès A Broken Frame, c'est Gore qui est aux compositions (album a jeter par ailleurs).
Qu'il y ait du pompier et du pompeux sur Some...oui certes, mais c'est du fait de Gore.

4. 13/03/2012 12:52 - A. Durand

A. DurandAh, je n'avais pas vu que ce disque, effectivement très attendu, était déjà sorti. Grand fan de Depeche Mode, j'étais assez curieux de voir ce que cela pouvait donner. D'abord ce qui me frappe dans ces extraits, c'est que les deux ont totalement pris acte de ce qui s'est passé depuis plus de trente ans, depuis leur dernière collaboration. Le son est très moderne, épuré mais pas encore minimaliste, il témoigne du retour en grâce du son sec et physique hérité de l'EBM (Gore a fait une incursion sur le dernier album de ses vieux copains de Nitzer Ebb, l'article mentionne DAF et entend citer, je pense, Front 242 en écrivant "Front 808"). Cette inspiration reste pourtant indirecte, digérée et rappelle un peu la démarche d'autres projets partageant cette influence comme Black Strobe ou Térence Fixmer. Des Français faut-il le souligner.

Les carrières de DM et Vince Clarke méritent d'être racontées séparément comme d'être mises en parallèle ainsi que le fait cet article. Elles sont passionnantes et pour le moins très vallonnées... En France, les quelques fans d'Erasure sont assez amers de l'indifférence dont Clarke a souffert, il est très bien rappelé qu'il a raflé surtout des succès très ciblés dans certains pays.
Pour ceux qui aiment les ritournelles mélodiques dans le genre Vince Clarke, je pourrais recommander les Suédois d'Elegant Machinery (personnellement je sature de tout ça au bout de quelques titres, mais objectivement ils sont doués et expérimentés dans ce style).

5. 13/03/2012 20:55 - Gaël Giovannelli

Gaël GiovannelliFlagrant délit de lapsus!!
Front 242, evidement, et non 808 State.
Apologize.

6. 18/03/2012 12:49 - Kim

KimEtrange cette manie de ne jamais voir la musique electronique que sous l'oeil de l'Europe... VCMG est bien plus proche de Juan Atkins, de la Techno de Detroit que de toutes ces references au New Beat...

Et puis reduire les annees 90 en Angleterre au trip-hop, au grunge, a l’indus, c'est juste ne pas vraiment connaitre la revolution New Order chez les Lads, les prols anglais bourres a la blonde et aux X. l'Acid House, la Jungle, le Dub, la techno d'Aphex Twin et Autechre, les annees 90 c'etait eux en electro, Martin Gore et Vince Clark ne pouvaient pas les ignorer. C'est pour ca que cet album est jonche de references au Dubstep...

7. 18/03/2012 19:17 - Ratatata!

Ratatata!Et puis reduire les annees 90 en Angleterre au trip-hop, au grunge, a l’indus, c'est juste ne pas vraiment connaitre la revolution New Order chez les Lads, les prols anglais bourres a la blonde et aux X

Mais bien sûr, c'est pourquoi je vous renvoie à l'article sur les Happy Mondays d'il y a peu et qui parle précisement de cette période charnière, mauvaise foi! ma parole, c'est vous qui réduisez, l'auteur ne fait que contextualiser, il survole et s'attarde sur son sujet.

Cependant vous avez raison, on a une sale tendance a restreindre l'électro au vieu continent, ca ne peut suffir, mais là encore dans votre commentaire vous semblez dire que l'auteur associe VCMG au New beat; non, il dissocie Erasure de cette acnée, Grösse Nuanze!

8. 19/03/2012 00:48 - Kim

KimNon, mon ami, Ratatata! je ne parlais pas seulemement de l'auteur mais des commentaires aussi...l'influence de Front 242 a ete tres limite sur le temps, tout autant que Psyche ou Kas Product, tandis que celles de Kraftwerk, Suicide, Throbbing Gristle, Underground Resistance, Derick may, Juan Atkins (Cybotron) ont ete determinantes dans la musique electronique. Il y a une dimension plus urbaine, plus interessante que ces regurgitages d'adolescence anglo-saxonnes.

C'est juste une remarque tres modeste. Les pionniers de la techno de Detroit n'ont aucun mal a citer Kraftwerk, Depeche mode, Wire, Gary Numan aussi bien qu'Alvin Toffler comme influence sur leurs oeuvres, au contraire des anglais...dommage. D'un cote on a de veritable mode de production independant, une connaissance tres precise du monde industrielle et politique, pour les utiliser, les subvertir a une esthetique, a un mode de distribution ; de l'autre on a des faiseurs de pop, des faiseurs de musique industrielle, facon Starbuck (pour le cafe industriel) . On a le monde des adultes d'un cote, et des adolescents naifs de l'autre, avec leurs problemes mondains de superstar.
C'est une business different, mais il faut l'avouer l'album de VCMG n'est pas a la hauteur, c'est tres tres faible compare a Luke Slater avec son Planetary Assault System ou meme si on veut aller dans la meme niche le "Welcome Reality" de Nero.
Desole mais j'ai du mal avec le style de Gaël Giovannelli, je suis trop habitue a lire mes classiques de critique rock (Lester Bang, Benoit Sabatier, et meme les cretins de Chronicart)...j'aime bien aller plus loin que juste le name dropping. Je trouve l'article sur VCMG trop naif...apres tout pourquoi cirer les pompes a des 2 mecs qui n'ont plus rien a dire et qui le prouvent avec un album mediocre?

9. 20/03/2012 11:54 - Bergo

BergoRapprochement intéressant
Un peu moins émouvant que le retour de Wilder pour une chanson au concert du Royal Albert Hall.

Pas d'accord avec un commentateur. A Broken Frame est un très bon album (mon préfér après Violator) même s'il est très sous-estimé.
Et pour ceux qui rêvent de DM enfin bien remixé, voila l'adresse que tous attendazient depuis si longtemps: http://www.soundcloud.com/dominatrix-1

Ou allez sur Youtube sur DominatrixRMX

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Gaël Giovannelli par Gaël Giovannelli

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"Et on dansera ainsi en gardant à l’esprit que la dance ne s’écrit pas mais se fabrique pour la mécanique du corps. Que l’esprit se déconnecte, que la transe vaudou des machines ne peut...

transélectrique12/03/2012 20:40 transélectrique
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