Sur le RING

Tyrannosaur, à 91 minutes de l'enfer

SURLERING.COM - CULTURISME - par Christophe Maillot - le 15/05/2012 - 1 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Dans la banlieue de Glasgow, Joseph tente d’oublier ses tourments à coup de bock de bière. Veuf, sans travail, la solitude et l’inactivité ont rendu cet homme sauvage et haineux envers une société où il ne trouve plus sa place. Un jour, il rencontre Hannah, une femme dévote et optimiste, qui derrière son caractère bienveillant cache un terrible secret. A eux deux, ils vont tenter de s’entraider pour faire face à l’adversité…



Tyrannosaur s’ouvre sur deux scènes d’exposition montées en parallèles. Tels deux points temporels du récit, ces scènes nous présentent le personnage de Joseph dans ses heures les plus sombres. La première commence dans une petite ruelle et montre un homme qu’une nouvelle soirée d’errance a rendu lasse. Un homme qu’une énième défaite à des jeux d’argent a rendu encore plus amère. Un homme imbibé d’alcool qui dans un accès de rage tue son chien à la sortie d’un pub. Un acte imprévisible, brutal et irréparable. La deuxième scène, qui se déroule très certainement un peu plus tard dans le récit – si ce n’est à sa toute fin -, nous introduit dans la chambre de ce même Joseph. Le personnage est assis dans la pénombre, les mains crispées sur ce qui s’apparente à une batte de baseball, nul doute qu’il se prépare à un déchaînement de violence incontrôlable. Mais contre qui sa colère va-t-elle s’abattre cette fois-ci ? La circonstance dans laquelle est mort son compagnon canin et la lente dérive de Joseph semblent amorcer une réaction en chaîne des plus destructrice. Néanmoins, chuter et atteindre le fond signifie-t-il pour autant franchir un point de non retour au-delà duquel tout individu est irrémédiablement perdu ? Tyrannosaur n’est pas le simple récit d’une descente aux enfers, il est aussi celui d’une rédemption.

Des vies en ruines

Glasgow, à l’aube du XXIème siècle. Troisième ville du Royaume-Uni et une agglomération concentrant à elle seule un tiers de la population écossaise. Cette ancienne place forte de l’activité minière, de la sidérurgie et de la construction navale a connu un sévère déclin économique au cours de la seconde partie du siècle dernier. Malgré une modernisation réussie, et une tertiarisation du monde du travail porteuse d’emplois, nombreux sont ceux qui n’ont pas réussi à trouver une place dans la société du progrès numérique. Au sein de certains quartiers populaires, des hommes et des femmes, repliés sur eux-mêmes, éprouvent de plus en plus de colère envers la tutelle de leur pays par la couronne d’Angleterre et d’autant plus de méfiance envers la présence croissante des travailleurs immigrés. Les plus jeunes quant à eux se résignent au marasme ambiant, se complaisent dans ce creuset de misère et ne prennent la parole que pour débiter des bordées d’injures toutes plus fleuries les unes que les autres. C’est dans l’un de ses quartiers abritant les laissés-pour-compte de la société que Joseph, le personnage principal du récit, erre sans but, son organisme le plus souvent chargé en alcool éthylique. La cinquantaine, veuf depuis cinq années et sans emploi, il a cessé de s’intéresser au monde qui l’entoure. Mis à part quelques camarades de beuverie, l’homme est un solitaire qui vit reclus dans son petit pavillon depuis la disparition de son épouse. Une femme qu’il n’a pas su aimer, qu’il a faite souffrir et dont la mort lui a laissé un remord insurmontable (le titre du film se révèle d’ailleurs être une référence à un sobriquet bien peu flatteur dont elle était affublée). Joseph est donc un être écorché à vif, bouillonnant en permanence de l’intérieur, prêt à exploser à tout moment dans une rage que rien ne pourrait apaiser. Les rares moments où il laisse transparaître une certaine humanité s’expriment dans son amitié envers le petit Samuel, un enfant du voisinage, sans doute parce que celui-ci à encore devant lui toutes les possibilités offertes par la jeunesse, tel un horizon d’opportunités se dépliant autour de lui à 360 degrés. Joseph ne peut néanmoins que s’inquiéter de l’environnement familial peu avenant dans lequel le jeune garçon grandit, entre une mère bien trop jeune et son compagnon à l’intelligence bien limitée. Un individu mal dégrossi dont le seul centre d’intérêt est son pitbull qu’il exhibe tel un symbole de sa virilité. Il promène d’ailleurs cet animal agressif avec une laisse attachée autour de la taille à la manière d’une ceinture. Maître et chien ne faisant qu’un dans une parade des plus grotesque. De ce pitbull, double négatif de son fidèle et affectueux compagnon, Joseph se verrait bien lui faire son affaire non sans un certain plaisir cette fois-ci.

Cependant, la vie morne et sans surprise de Joseph va être bouleversée par l’irruption dans son quotidien d’une figure féminine en la personne d’Hannah. Un jour qu’il traîne une nouvelle fois sa carcasse dans un pub des alentours, une violente altercation éclate entre des adolescents et le bouillonnant écossais. Agacé par l’inertie des plus jeunes, leur bêtise et leur irrespect pour les plus anciens, Joseph compte bien les corriger. Pris de panique, ils prennent tous la fuite, sauf un qu’il coince violemment contre un mur. C’est à ce moment que Joseph réalise, à travers le regard terrorisé du garçon, l’homme qu’il est devenu. Effrayé par la violence qui est en lui, il quitte précipitamment le pub et se réfugie tel un animal apeuré dans le premier magasin qu’il trouve sur son chemin : la petite boutique de friperie d’Hannah. Caché derrière une rangée de vêtements suspendus, Joseph s’effondre, révélant derrière sa carapace un homme brisé. La gérante, qui ne prend pas peur de cette soudaine intrusion, réagit avec un grand calme et une grande douceur. Un comportement maternel et plein de compassion auquel il n’est plus habitué depuis bien longtemps. Cette rencontre, fruit du hasard – ou de la fatalité, c’est selon -, ne pouvait pas réunir des personnages plus antagonistes. Lui, athée et alcoolique, se satisfaisant de son existence esseulée, n’attend plus rien de la part de ses semblables. Elle, dévote et fervente catholique, se consacrant aux plus nécessiteux, est persuadée que la société peut encore être changée. Toujours souriante et prête à tendre la main à son prochain, Hannah souhaite aider Joseph à apaiser ses tourments. Or, ce dernier déteste qu’on lui fasse la charité et adopte dans un premier temps une attitude de repli. Il doute que cette femme - à la vie plutôt confortable par rapport à la moyenne des habitants - puisse réellement comprendre, malgré sa dévotion, les maux dont souffrent les plus démunis. Mais il ne tarde pas à découvrir que sous son apparente mansuétude Hannah cache elle aussi de profondes blessures. Une fois derrière les murs de sa maison aux allures bien tranquilles et confortables, cette femme, à la quarantaine approchante et sans enfant, vit un véritable calvaire avec James, son mari. Un homme au comportement instable, oscillant entre des phases de crises et d’introspection, qui prend plaisir à exercer divers d’humiliations et violences à l’encontre son épouse. Dans leurs malheurs, Joseph et Hannah ont finalement plus de points communs qu’ils ne le pensaient. Ces deux personnages si différents au premier abord se rejoignent pourtant dans l’échec de leurs de couples et de leurs choix de vie. L’athéisme et la misanthropie de Joseph n’ont jamais formé une digue assez forte contre le ressac de ses blessures affectives, tandis que la croyance et l’altruisme d’Hannah n’ont pas rendu les Cieux plus favorables à sa vie de femme. L’un voudrait avoir la force de croire, l’autre la possibilité d’être maîtresse de son destin. Grâce à un soutient mutuel, Joseph et Hannah peuvent enfin (re)trouver la volonté et l’espoir nécessaire pour aller de l’avant.

Cette éclaircie dans la grisaille de la banlieue de Glasgow reste cependant de courte durée : le mari d’Hannah et le pitbull du voisinage, tous deux animés par la même pulsion de mort, demeurent deux entités diaboliques dont les facultés de nuisance doivent être écartées. Joseph, malgré sa réticence à se mêler des affaires d’autrui, se doit malgré tout de veiller aussi bien à la sécurité de sa nouvelle amie qu’à celle du jeune Samuel, son petit voisin. Des responsabilités qui risquent de le faire basculer dans ses penchants les plus obscurs et causer sa propre perte. Si la violence va bel et bien se déchainer dans l’environnement des deux protagonistes, elle n’emprunte qu’en partie les chemins attendus, chacun faisant finalement face à l’élément négatif qui lui est le plus proche. Après une énième humiliation, Hannah se débarrasse de son époux dans une scène qui reste caché des yeux des spectateurs. Une ellipse narrative qui souligne avec d’autant plus de force la part de ténèbres qui a dû s’emparer d’elle à ce moment précis. De son côté, Joseph même une expédition punitive à l’encontre du pitbull qui, fait prévisible, a irrémédiablement défiguré le jeune garçon. La mort de l’animal, occultée par un muret, s’accompagnera d’un dernier aboiement plaintif et d’un sinistre bruit d’os que l’on écrase à coup de gourdin. Joseph et Hannah ne resteront pas impunis et vont devoir payer un prix à la hauteur de leurs actions respectives. Ils sont en quelque sorte les représentants d’une société où les individus livrés à eux même sont résolus, par un sentiment de désespoir et d’abandon, à se faire justice par leurs propres moyens. Hannah tuant son mari violent avant que ce ne soit lui qui ne la fasse passer un de ces jours de vie à trépas. Joseph vengeant le petit Samuel sous la colère de n’avoir pas été en mesure de prévenir un drame qui s’est produit juste sous ses fenêtres. Face à des individus se comportant comme des animaux enragés et qui ont perdu leur faculté d’expression orale au profit de la violence physique, et en l’absence d’une quelconque autorité émanant de la société, les Hommes ne semblent plus avoir d’autre choix pour survivre que de céder à leurs plus bas instincts. Délaissant leur état civil pour retourner à l’état de nature, tout individu devenant une menace pour l’autre, Tyrannosaur est un instantané, un portrait cru, d’un tissu social qui se délite. Le film va jusqu’au bout de sa logique en se gardant de tout happy end, sa conclusion, âpre et pessimiste, augure un avenir fait uniquement de lendemains qui déchantent. Néanmoins, comme une faible lueur d’optimisme en provenance d’un avenir incertain, la chute d’Hannah et Joseph est désormais finie. C’est le début pour eux d’un long chemin vers la rédemption, un chemin au cours duquel ils vont tenter de se reconstruire, sans pour autant faire fi des ruines sur lesquelles ce nouveau départ est bâti. Leur société quant à elle continue de vaciller sur ses propres fondations, combien de temps tiendra-t-elle encore ?

Un petit film et de grandes émotions

Tyrannosaur est le premier film de Paddy Considine. Le cinéaste britannique est loin d’être un débutant dans le milieu du cinéma, cela fait une dizaine d’années qu’il multiplie les rôles de personnages perturbés dans divers productions indépendantes. L’idée du film trouve son origine dans un premier court-métrage, Dog altogether, qu’il a réalisé en 2008. Son récit, une ébauche de ce qui deviendra Tyrannosaur, narre la lente autodestruction d’un homme que la rencontre avec une femme va remettre sur le droit chemin. Une réalisation dans laquelle Paddy Considine avait déjà réuni dans des rôles similaires ses deux acteurs principaux. Peter Mullan, l’interprète de Joseph, et Olivia Colman, qui joue le rôle d’Hannah. Les deux comédiens transcendent leurs personnages grâce à un jeu d’une densité et d’une justesse étonnante. Il est ainsi impossible de ne pas éprouver une certaine tendresse pour le rugueux Joseph, et de ne pas être bouleversé par le calvaire d’Hannah.
L’écossais Peter Mullan est un homme de tempérament, il est habitué à incarner des hommes que la vie a malmenés. Des rôles pour lesquels il puise dans son propre vécu familial et sa jeunesse au sein de la classe ouvrière dans la banlieue de Glasgow. Il s’est entre autre fait remarquer en alcoolique sans emploi dans My Name Is Joe de Ken Loach - qui lui a valu de remporter le Prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes de 1998 - et en contrôleur judiciaire dans Boy A de John Crowley en 2007. Il est également le réalisateur de deux films très marquants et récompensés : The Magdalene Sisters (2002) et le récent Neds. Quand à Olivia Colman, qui lui donne la réplique, elle est issue d’un univers bien différent. Sa carrière est en grande partie construite dans le registre de la comédie, aussi bien au cinéma, à la télévision qu’à la radio. Le rôle d’Hannah représente un grand écart assez conséquent vis-à-vis de ses emplois habituels, et lui permet de faire preuve de son talent dans le registre dramatique qu’elle avait peu approché. Il n’est cependant pas possible d’écrire au sujet des deux comédiens qui portent sur leurs épaules le film, sans évoquer Eddie Marsan, l’interprète de James, le mari violent. Ce dernier a fait partie pendant de longues années de ses acteurs que les amateurs de cinéma retrouvent - généralement dans des rôles de second plan - aussi bien dans de petits films que dans de grosses productions hollywoodiennes, sans pour autant réussir à mettre un nom sur leurs visages. Il faut dire que Marsan a derrière lui une belle collection de personnages inoubliables tous plus inquiétants et névrosés les uns que les autres. Son rôle de moniteur d’auto-école au bord de la crise de nerf dans Be Happy (2008) de Mike Leigh, ou encore de ravisseur homosexuel jaloux de son complice dans La Disparition d’Alice Creed (2009) de J Blakeson, ont sans aucun doute contribué à sa reconnaissance auprès du public.
A ce jour, Tyrannosaur totalise 15 nominations et 8 prix. Récompensant aussi bien la mise en scène que l’interprétation des comédiens. Festival de Sundance,  BAFTA de Londres, Festival international du film de Tokyo, Festival 2 cinéma de Valenciennes, et bien d’autres festivals à travers le monde. De très beaux palmarès pour ce petit film de 91 minutes, à la mise en scène sobre, sans effets de style outranciers, et porteur de grandes émotions.

Christophe Maillot



Toutes les réactions (1)

1. 02/06/2012 23:29 - victor

victorTrès bon film parce que très vrai. Compliments pour le résumé.

Ring 2012
Dernière réaction

Très bon film parce que très vrai. Compliments pour le résumé.

victor02/06/2012 23:29 victor
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