Sur le RING

Pour Sarkozy, avec ferveur

SURLERING.COM - FRANCE - par Pierre Cormary - le 23/04/2012 - 69 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

NB : Cette tribune libre n'engage pas l'ensemble des chroniqueurs de Surlering.com.




Aux « déçus » du sarkozysme.

En France, nous avons toujours eu la gauche la plus nulle et la plus fourbe du monde (et c’est pourquoi Mélenchon est grand) et la droite la plus imbécile et peut-être la moins à droite du monde - et c’est pourquoi il faut de nouveau, et avec ferveur, voter Sarkozy au second tour comme au premier, car un homme de droite de cette trempe, courageux, subversif, et que pour ma part j’ai toujours trouvé extraordinairement sympathique (l’anti Chirac en somme), nous n’en aurons plus ensuite pendant vingt ans. Il faut donc en profiter une dernière fois et mettre en place ce qui pourrait être le décennat fondateur et ô combien nécessaire de la France du XXI ème siècle. Hélas ! Les Français ont toujours été des veaux, particulièrement les Français de droite et d’extrême droite, passant d’un grief à l’autre, brûlant ce qu’ils avaient adulé, oubliant cent biens pour un mal, et surtout obnubilés par leur capacité à « ne pas se laisser faire » tout en tombant systématiquement dans les pièges tendus par la gauche. Sans le Français de droite dure, le Français de gauche n’aurait jamais eu pignon sur rue. Ca s’était déjà passé comme ça en 1873 lorsque le comte de Chambord qui incarnait la dernière chance de restauration de la monarchie en France échoua lamentablement parce que, crétin intransigeant, il ne put se résoudre à accepter le drapeau tricolore que lui réclamait tout le monde, préférant renoncer au pouvoir au nom de sa satanée fleur de lys – et cela malgré l’Assemblée Nationale qui lui était favorable. A part la dissolution de cette même Assemblée Nationale par Chirac en 1997, je ne vois pas d’autre plus grande imbécillité dans l’histoire de la droite française qui en comporte pourtant des dizaines. Mais c’est ainsi que l’on a toujours fonctionné chez les bleus blancs. Pour la droite « pure et dure », plutôt « la Gueuse » que le lys blanc encadré de bleu et de rouge ! Plutôt l’adversaire radical que le partenaire pragmatique ! Plutôt  Flamby que le client honni du Fouquet’s ! Plutôt l’anti-riche que le nouveau riche ! Plutôt le corrézien-comme-Jacquot que Sarko le métèque ! « La droite déteste qu’on la trahisse et je suis un traitre pour eux », expliquait le personnage de François Mitterrand dans Le promeneur du champ de mars, le seul film potable de Robert Guédiguian (2005). Traitre, Sarkozy ? Evidemment. Au sens où il a trahi l’hypocrisie des Français, révélé leur mauvais rapport avec l’argent, dévoilé ce qu’il faut bien appeler une sorte d’antisémitisme social - et cela, les Français risquent de ne pas le lui pardonner. On ne démasque pas impunément les vices d’un pays sans que ce pays ne vous rende la monnaie de votre pièce. Au risque de sombrer dans une schizophrénie politique comme cela pourra arriver le six mai si François Hollande est élu. La France sera, une fois de plus, le seul pays de droite et d’extrême droite à mettre en place et par dépit un président de gauche. Vive l’Afrance !

Au fond, le grand tort de Sarkozy aura été d’avoir voulu jouer franc jeu avec les Français. De s’être mis à leur niveau. De ne pas avoir été assez royal, altier, hautain, sphinx (une erreur psychosociale majeure pour celui qui avouait que Mitterrand était, avec De Gaulle et Jean-Paul II, son modèle politique). De ne pas avoir compris que le corps du monarque devait transcender le corps du peuple – et de fait ne pas se rendre à Disneyland comme tout un chacun, le président n’étant pas en France « tout un chacun ». D’avoir été, au bout du compte, démocrate par excès. Sarkozy - le seul vrai démocrate de la cinquième république et pour cette raison peut-être chassé dans quatorze jours comme un malpropre par les bouseux qui ne veulent pas d’un des leurs au pouvoir. Sarkozy – le président dont on a le plus dénoncé l’autoritarisme quasi dictatorial alors qu’il n’a cessé de prendre pendant son quinquennat toute une série de mesures constitutionnelles destinées à réduire les pouvoirs du président au profit du Parlement et des citoyens (ce qui d’ailleurs était discutable – pourquoi prendre le risque de rendre la France encore plus ingouvernable qu’elle n’est déjà ?), sans compter ce nouveau droit donné aux députés de fixer un tiers de l’ordre du jour de l’Assemblée, leur permettant ainsi de mieux contrôler le gouvernement (décidément, c’est une manie de vouloir virer quatrième République bis ?), en attendant la promesse calamiteuse de remettre un peu de proportionnel dans les élections afin que tout le monde soit représenté (mais Président, voyons, tout le monde à l’Assemblée, c’est la fin des haricots !), ou encore cette possibilité de recours individuel devant le conseil constitutionnel (la fameuse « QPC » - « question prioritaire de constitutionnalité ») qui donne le droit au justiciable emmerdeur de demander si telle loi qui le contrarie est bien conforme à la Constitution  – bref, toutes choses avec lesquelles on peut être en désaccord mais qui vont indéniablement dans le sens d’une démocratisation plus grande de la cité. Sarkozy – le mec de droite qui aura le plus fait constitutionnellement pour les gens. Et c’est lui dont Jean-Marie Le Pen vient de dire la semaine dernière, tel un lecteur moyen de Télérama ou des Inrocks, que ses initiales étaient les mêmes que « National socialiste » et que son meeting à la Concorde de dimanche dernier était comparable aux rassemblements de nazis à Nuremberg !!! Faut-il que le vieux soit sénile pour se retrouver aux côtés de l’ultragauche la plus fruste -  mais sans doute fachos et gauchos peuvent-ils s’entendre contre ce cosaque qui leur a damé le pion à tous les deux. Tous les procès d’intentions, les basses attaques, l’hystérie malveillante que celui-ci a dû souffrir cinq ans durant comme nul autre - une malveillance allant parfois jusqu’au désir de mort comme chez ce curé lillois déclarant sans complexe en août 2010, à l’époque de l’affaire des Roms, qu’il priait pour que Sarkozy ait une crise cardiaque. Et pourquoi pas, mon père indigne, grâce à l’aide de cette poupée vaudou autorisée à la vente et qui permet au psychopathe antisarkozyste de percer les yeux, le cœur ou les couilles du président honni ? Cette violence symbolique insensée que personne ne semble avoir noté. Cette volonté meurtrière de sacrifier le monarque qui a osé se désacraliser. Sarkozy - premier président bouc émissaire de la cinquième République jetée à la vindicte publique, celle-ci d’autant plus sauvage qu’elle se croit autorisée, légitimée, moralisée - la « bonne » haine contre le riche, le « bon » désir de vengeance contre le puissant aux origines pas si gauloises que ça, le « bon » racisme contre le métèque trop heureux . Qu’est-ce que c’est que ce hongrois juif qui épouse une italienne et qui prénomme sa fille Gulia, d’abord ?  Qu’est-ce que c’est que ces bonnes femmes arabes et noires qu’il fait rentrer au gouvernement et qui osent jouer les princesses - une surtout, la mouquère Dior ? Un immigré, ça doit sortir de Trappes, devenir comique sympa, apparaître comme le super pote qu’on voudrait avoir (ou pas), mais surtout ne jamais oublier qu’il a été victime du racisme, le rappeler partout où il va, et bien sûr voter à gauche même s’il est milliardaire. Mais une beurette qui ne fait pas de l’antiracisme son cheval de bataille et choisit le camp, pas si puissant, de l’empire plutôt que celui, ultra influent, des minorités, choque autant les racistes que les antiracistes. Une beurette qui s’embourgeoise est beaucoup moins acceptable qu’un beur qui revendique. Une beurette qui aime les diamants et les parfums excède le racisme social (pour ne pas dire le racisme tout court) de nos cons citoyens. Mais les Français sont ainsi : ils n’aiment pas la réussite sociale. Ils détestent plus que tout qu’on la montre. Vivons heureux, vivons cachés. Tartuffes. Goys.

On a été profondément « choqué », paraît-il, que le président augmente son salaire – alors qu’il n’a fait que se mettre au niveau de ses prédécesseurs qui eux n’en parlaient jamais, en profitaient autant, faisaient passer leurs avantages en cachette, vivaient leur bling bling en sourdine, avaient leurs entrées au Grand Véfour,  bouffaient contre toutes les lois de France des ortolans le dimanche midi ou carburaient au Dom Pérignon tous les jours à la mairie de Paris. Mais bon, on ne le voyait pas, donc ça n’existait pas. Avec Sarkozy, les Français ont fait mine de s’apercevoir que les monarques menaient grand train - grande nouvelle bouleversifiante, ultra obscène, guillotinable ! - et qu’ils allaient moins au Quick qu’ à ce Quick de moyens riches qui s’appelle le Fouquet’s et où, soit dit en passant, tout le monde est allé au moins une fois dans sa vie à moins de l’avoir raté comme disait l’autre. Qu’importe dès lors qu’il soit le premier président à avoir permis que la Cour des Comptes contrôle le budget de l’Elysée (« une première depuis Louis XIV », expliquait L’Express du 25 janvier 2012), ou qu’il ait réussi sa très gauchiste réforme de représentativité syndicale par laquelle les syndicats seront électoralement renforcés, le dialogue social avec, non, ce que l’on retiendra, c’est ce repas improbable dans cet établissement pas si classieux que ça pour un président de la république, en plus de ses Raibannes et de sa Rollex. En fait, ce que l’on reproche ontologiquement à Sarkozy, c’est d’avoir osé afficher ses goûts et son bonheur, ce qui en France est pire que de traîner mille casseroles. C’est que le bonheur, c’est vulgaire, ma bonne dame. Et les Français, ces cathos laïcards coincés du cul, ont la haine du bonheur. Pas étonnant que toute notre littérature déborde de pères indignes, de mères avares, d’enfants ingrats, de familles en nœuds de vipères. Pour un père Leuwen qui ne gronde son Lucien de fils que parce que celui-ci ne profite pas assez des plaisirs de la vie et ne lui demande pas assez d’argent, cent pères Grandet. Pour une Sanseverina, mille Thénardier. Les Français sont ces gens qui veulent faire souffrir leurs enfants « pour leur apprendre la vie » comme ils veulent faire souffrir leur président pour qu’il apprenne à ne pas trop aimer la sienne. Carla Bruni est une insulte à la tradition des Taties Danielle et autres cousines Bette qui jusque là nous servaient de  premières dames. Et l’on sait ce que l’on fait en France aux reines qui ne sont pas françaises. Les Français, le peuple revanchard par excellence. Les Français et leur horrible passion de l’égalité. Les Français et leur dégoût de salauds devant les privilèges dont ils sont pourtant les plus grands consommateurs. Moi, ce que j’aurais aimé en Sarkozy, c’est sa façon d’avoir mis à nu les Français. D’avoir dévoilé leurs réflexes de petits bourgeois en manque – et qui ne se rendent pas compte qu’ils ont été protégés cinq ans et qu’ils risquent d’être en manque comme ils ne l’auraient jamais imaginé quand Hollande sera passé et que Marine sera seconde. Cassez-vous, pauvres cons.

Bref, si le six mai prochain, l’on retourne à la France du XX ème siècle, c’est-à-dire à la parole surveillée, au terrorisme Bisounours et à la réaction lepéniste qui ne manquera pas de suivre (le FN jouant consciemment et comme d’habitude la carte du pire et pour cela comptant sur la victoire d’Hollande autant que les socialistes), ce qui dans le contexte de la crise actuelle, celle que précisément le président sortant nous a pour l’instant évitée, pourra donner lieu à quelques faillites sociales intéressantes, voire à une discordance civile majeure comme cela ne serait pas arrivé depuis le XIX ème siècle, l’on saura d’où vient la cause. Des fameux « déçus du sarkozysme ». Mais qu’est-ce qu’ils croyaient les mecs ? Que l’on pouvait réformer de fond en comble un pays en deux coups de cuillère à pot ? Que tout allait se faire parce qu’on l’avait dit ? Que le pouvoir culturel, le plus féroce d’entre tous, allait dire amen au pouvoir politique ? Et que surtout il n’y aurait pas cette crise internationale qui nous obligerait à travailler plus pour gagner moins ? Car il ne faut pas se leurrer. Dans tous les cas, et vu comment le réel se durcit un peu plus chaque jour, seule une politique de rigueur sera de rigueur dans les mois et les années qui viennent. Et seul le Magyar semble être en mesure de la mener. D’abord parce qu’il est indéniablement le plus avisé et le plus malin, suprêmement pragmatique (et non suprêmement idéologique comme le disent ces adversaires qui parce qu’ils sont idéologisés jusqu’à l’os voient de l’idéologie partout), et ensuite parce qu’il est de droite. Or, une rigueur de droite passe toujours mieux qu’une rigueur de gauche. Ce n’est pas le moindre mérite du président actuel que d’avoir maté la rue et refroidi l’ardeur manifestiste et grévienne de nos concitoyens - c’est-à-dire d’avoir réussi à gouverner un peu la France sans être bloqué au moindre soupçon d’esquisse de velléité de décision (quel dommage qu’il n’en ait pas fait autant avec les quartiers et que le karcher soit resté à l’état de velléité – pour le coup, le voilà le véritable échec du quinquennat.) Et c’est pourquoi si Hollande passe, la tentation sera grande pour le peuple de gauche de recoloniser illico la rue et de faire tout pour que la France redevienne ingouvernable – et cela au grand dam du nouvel élu qui sera pris le cul entre deux chaises, la chaise de la nécessité rigoriste et la chaise percée du Grand Soir. Surtout qu’ils doivent être à bloc, les mecs, boostés qui plus est par Mélenchon, Poutou et Arthaud (car dans notre beau pays, il y a quand même trois prétendants d’extrême gauche à la présidence, trois prétendants qui se réfèrent à l’idéologie et au Parti des cent millions de morts, excusez ce détail). Pensez ! Cinq ans de disette syndicale, cinq ans sans manifs ou presque, cinq ans sans qu’une fois l’on cède aux grévistes, cinq ans qui ont prouvé que l’on pouvait faire quelque chose de la France à condition de tenir bon contre la rue, cinq ans sans pouvoir faire chier, eh bien, dès le sept mai, on va se rattraper, croyez-moi ! Nathalie Arthaud a déjà prévu une grève générale en septembre. Bienvenue en Hollande ! Bienvenue en Grèce !

Et vous, soi-disant électeurs éructant de droite, voudriez que l’on se débarrasse de celui qui a tout fait pour que jusqu’à présent la France ne soit ni la Grèce, ni l’Espagne, ni l’Irlande, tous ces pays que la crise a scié en deux ou en quatre, ni même l’Angleterre où l’on a pris des mesures d’une austérité qu’elle ferait frémir le père Grandet et la Cousine Bette eux-mêmes ? Vous, droitistes à côté de la plaque à force d’ « intransigeance », d’ « exigence », d’ « impatience », seriez prêt à mettre à la porte ce hussard qui a réussi à faire éclater les blocages habituels et mener à bien des réformes dites impossibles, retraite, autonomie des universités (un projet souhaité depuis des lustres par Mendès-France lui-même), service garanti dans les transports terrestres (enfin !), élagage de la carte judicaire que les juges eux-mêmes attendaient depuis des décennies, qui plus est dans le contexte le plus difficile du monde et en nous préservant en outre de celui-ci ? Neuf cent trente et une réformes en cinq ans et non, vous êtes quand même « déçus », ce n’est pas assez ? Vous auriez voulu avoir les résultats tout de suite, comme ça, parce que vous le valez bien ? Pauvres pommes que vous êtes, vraiment, les gens de droite ! Pour vous, il n’a rien fait, pour les gens de gauche, il en a trop fait ! «  Et en plus, rien que pour les riches », geint-on alors à gauche (car éructer est de droite, geindre est de gauche). Pour les riches, vraiment ? Que les licenciements de masse aient été évités, par exemple, c’était pour les riches ? Que la classe moyenne n’ait pas coulé, c’était pour les riches ? Que les petits épargnants aient précisément été épargnés, c’était pour les riches ? Que la taxe Tobin ait enfin été mise au goût du jour, c’était pour les riches ? Que l’on ait augmenté les taxes sur le capital afin de les mettre à peu près au même niveau (34,6%) alors qu’ils étaient taxés de 10% de moins sous Lionel Jospin, c’était pour les riches ? Que l’on ait créé le RSA, c’était pour les riches ? Que l’on ait supprimé en partie la publicité sur les chaînes publiques, c’était pour les riches ? Que l’on ait augmenté de 37 % le budget de logement des Sans abri qui est passé à 1,13 milliards (et comme l’a publiquement reconnu Olivier Berthe, président des Restos du cœur et représentant du mal logement en face de lui sur Canal + le 16 mars dernier), c’était pour les riches ? Et qu’enfin le pouvoir d’achat est réellement monté de 4 % en cinq ans, ce n’était que pour les riches ? Et puis d’ailleurs, qu’est-ce que cette rage malsaine contre les riches ? « Moi, les banques, je les aurais laissées s’effondrer », me disait un collègue cégétiste et néanmoins ami du musée (oui, parce que moi, j’ai des amis d’extrême gauche…). Mais bordel, Francis, si ta banque s’effondre, tu t’effondres encore plus ! C’est facile à comprendre, ça, non, que des pauvres comme nous ont besoin de riches comme eux ? Visiblement, non. Pour les fervents du Grand Soir, si les riches maigrissent, les pauvres engraissent – alors que moi, en bon pourri de droite, je penserais plutôt que si les riches maigrissent, les pauvres crèvent (et encore plus vite si les riches sont partis).  On en a besoin des riches, c’est ça que les pauvres en esprit ne percutent pas. En vérité, Sarkozy a tellement bien géré la crise que les gens n’ont pas vu la crise, ou ont oublié qu’il y en avait une. Et aujourd’hui, ils se révoltent contre lui comme pouvaient se révolter naguère les paysans contre leur seigneur sans se rendre compte que grâce à lui ils avaient évité trois invasions et six guerres. Salauds de pauvres ! Pauvre peuple ! Ce peuple dont Pascal écrivait qu’il était « vain, quoique ses opinions soient saines, parce qu’il n’en sent pas la vérité où elle est et que, la mettant où elle n’est pas, ses opinions sont toujours très fausses et très mal saines. » Pas besoin de faire un dessin.

Sauf qu’à un moment donné, il faut se le demander : pourquoi est-on si con à droite ? Je veux dire : pourquoi est-on si souvent comte de Chambord, si pur et dur, si antidialectique, si incapable de compromis et de débat, et, par conséquent, toujours latté par la gauche qui s’y connaît tellement mieux que nous en retournement de sens, oblitération du réel, saccage des consciences, culpabilisation obligatoire – toutes choses dont Sarkozy aura commencé à nous tirer depuis cinq ans et dans lesquelles on risque de retomber avec fracas si par malheur il était viré de l’Elysée ? Peut-être parce que la droite ne croit qu’au « réel », méprise la parole et de fait a tout faux puisque le réel dépend de la parole. La droite ne  comprend jamais que « le réel » ne suffit pas. Et la gauche en profite toujours pour tourner la droite en bourrique. Ce que j’aurais souffert à Paris, à Nice, à l’université, au boulot, au bistrot, partout en France, devant ma télé, de me voir, de nous voir, nous, les gens de droite, systématiquement ratatinés par les gens de gauche. C’est vrai qu’on est nul. On ne pige rien à l’économie, aux flux financiers, aux « infrastructures » et d’ailleurs on ne veut pas piger. Ces corps sans organes nous ennuient. Cette matrice invisible et aliénante ne fait pas partie de nos catégories mentales. Pour nous, pauvres droitistes désemparés, la sociologie, c’est de l’hébreu. Comme Thomas, on ne croit que ce qu’on voit. Et on ne voit que nos intérêts – et encore pas toujours (la preuve, ce premier tour !). Notre Weltanschauung va de Pacman à Berzerk (ou si l’on préfère de Hobbes à Nietzsche) et ça nous suffit amplement. Normal qu’on se ramasse dans le débat socio-économique. Que pouvons-nous dire quand « eux », les gauchistes avisés, nous sortent Marx, Lukacs, Gramsci, Bloch, Négri, Bourdieu, Michéa, Rancière, Badiou ? Pour un empiriste de droite, cent idéologues de gauche. Et ils s’en foutent, les idéologues, qu’on leur rappelle que de Zapatero en Espagne à Papandréou en Grèce, toutes les politiques socialistes se sont soldées ces derniers temps en Europe par la faillite que l’on sait. La gauche échoue partout où elle passe, rien n’y fait, les gauchistes tiennent toujours le haut du pavé culturel –  le comble étant que les droitistes sont prêts à leur donner le pouvoir parce qu’ils trouvent que leur candidat à eux n’est pas assez de droite. Fort de cette aberration intellectuelle (et même si « intellectuel » et « droite » sont à la limite du contresens), les intellos de gauche ont alors un boulevard ouvert pour poursuivre leur sociologie-fiction. Ce que nous appelons « le réel » relève pour eux d’une non-pensée typique, celle-ci découlant de l’ « hysteresis de l’habitus », bondieuserie bourdivine qui prétend que nous persistons à rester les mêmes et à penser les mêmes choses quelles que soient les situations, y compris celles qui nous les plus défavorables – un concept finalement beaucoup plus valable pour eux, les idéologues de gauche, que pour nous, les empiristes de droite,  mais que les premiers arrivent à nous faire bouffer quand même. « Au fond, vous ne savez pas que vous êtes aliénés ». Lorsque l’idéologue, c’est-à-dire le gauchiste, a dit ça, il a tout dit et sait d’une certaine façon qu’il l’a emporté car oser une objection contre son concept d’aliénation est pour lui une façon de s’y retrouver pieds et poings liés. Tout le monde est aliéné pour le marxiste comme tout le monde est névrosé pour le freudien, surtout ceux qui trouvent à redire de ces dogmes. Impossible dès lors de se dépatouiller de ce qui englobe nécessairement la critique et qui donne toujours raison à celui qui se place stratégiquement du côté de l’englobant ou supposé tel. Pour le gauchiste, en effet, il y a toujours quelque chose « avant » la situation alors que pour le droitiste, il n’y a que de l’ici et du maintenant. Le premier pense le phallus sans la bite, le second pense la bite sans phallus. Et en effet, qu’en avons-nous à foutre, nous, les biteux de droite, de ces phallus compliqués auxquels on n’a jamais pensé ? De ces concepts improbables de paradigme holistique ou atomistique ou interactionniste ou régulationniste qui semblent sortis d’une conversation avec monsieur Spok ? De ces informations plus ou moins chiffrées qu’on sait pas d’où elles viennent ? Et pourtant, à la fin, c’est eux, les Body Snatchers de l’Ecole de Francfort, qui l’emportent. Discuter avec un gauchiste avisé, pour le type de droite, c’est sombrer dans un autre monde, un monde totalement inconnu de lui et dont la structure lui échappe parce qu’elle lui apparaît frappée du sceau de l’irréalité la plus totale. Mais une irréalité si bien dialectisée qu’elle va bientôt se révéler imparable sur le plan moral et idéologique, se prenant même des airs « scientifiques » pour assurer encore plus,  et  contre laquelle notre « homme qui est un loup pour l’homme » apparaîtra comme une brebis rhétorique bien démunie et notre « tout ce qui ne me tue pas m’endurcit » une piètre et très tuante figure de style. On ne plaint pas assez les défaites épistémologiques de la droite face à la gauche. Ayez pitié de nous, o vous, gauchistes avisés !

Et Henri Guaino vint. L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme. Après vingt ou trente ans d’incompétence rhétorique et de nullité intellectuelle, la droite comprenait qu’il fallait intégrer la gauche dans son discours, citer Jaurès autant que Barrès, se réclamer de Clémenceau comme de Jeanne d’Arc, oser parler de civilisation et de culture sans se prendre aux filets de la culpabilisation antiraciste, et ne plus se laisser intimider par ces Torquemada de bazar que sont la plupart des journalistes. Grâce à la culture et à la verve guainienne, Sarko, déjà brillant boxeur, allait faire les plus beaux discours de droite entendus depuis longtemps et ce faisant ravaler, ratatiner, ringardiser la gauche comme elle ne l’avait jamais été de son histoire – ce qui, par réaction, allait produire cette nouvelle pathologie qu’est fondamentalement l’antisarkozysme. Qu’en France, le pouvoir culturel, c’est-à-dire la gauche, perde un chouia de son influence et c’est la croisade assurée contre celui, politique ou artiste, qui en est l’auteur. Qu’est-ce que c’était en 2007 que ce type qui mettait K.O Le Pen et Ramadan en deux prises ? Qui en finissait avec le racisme et l’antiracisme ? Qu’est-ce que c’était que ce politicien de droite qui non seulement n’était plus ridicule dans les émission de divertissement bobo mais ridiculisait lui-même l’amuseur ou l’animateur qui cherchait à le faire (Karl Zéro en 2007, toute l’équipe du Grand et Petit Journal de Canal + en mars dernier) ? Ce candidat sans complexes qui osait dire à tel animateur antiraciste : « vous acceptez que les électeurs lepénistes regardent votre émission, pourquoi devrais-je refuser qu’ils votent pour moi ? » Nicolas Sarkozy, le seul homme politique de droite de sa génération (et des autres) qui sut maîtriser comme personne autant le réel que le virtuel, le social que le mondain, l’économique que le symbolique – et qui de ce point de vue nous vengea de vingt ans de terrorisme bien pensant. 2007, ce n’était pas seulement la victoire d’un brillant candidat de droite, c’était le retour de la parole de droite au centre du dispositif. Et c’est ce centre, thérapeutique allais-je dire, qu’il ne faut pas perdre et que l’on risque pourtant de perdre à cause de vous, droitistes imbéciles, lepénistes obtus ou centristes perdus, qui ne voyez même plus le bouleversement moral et médiatique que l’actuel président a provoqué  et que vous-mêmes souhaitiez pourtant de tous vos voeux. Comme le dit Jean Marichez dans une tribune qui circule sur le net depuis peu, et qui sur le plan technique est bien plus compétente que la mienne, et dont d’ailleurs je m’inspire : « il serait dommage de perdre le bénéfice du meilleur chef d’État que la France ait eu depuis longtemps ». Ouverture aux minorités visibles (ce que n’avaient fait avant lui ni Chirac ni Jospin ni Mitterrand et qui aurait dû rendre grotesque toute accusation de « racisme »), début de maîtrise, et quoi qu’en dise les excités du FN, des flux financiers et migratoires, invention de la présidence européenne que lui ont reconnu même ses ennemis (Sarkozy ayant remis la France au centre de l’Europe et l’Europe au centre du monde), succès inattendu de l’intervention en Lybie qui lui a conféré un statut de leader international, et last but not least, gestion zigzaguante, c’est-à-dire performante, de la crise – tel est le vrai bilan du métèque. Le vrai changement, ce ne fut jamais que lui, ce président anormal qui tenta de mettre la France à l’ordre du XXI ème siècle (ce qui pour un pays du XIX ème siècle était peut-être insupportable).

Hélas ! Le courage et les bons résultats ne suffisent pas à convaincre.  L’opinion se fout des bilans. L’opinion veut la peau d’un mec. Et celle du président est à vendre. Tout le monde est contre lui et c’est pour cela qu’il faut, je crois, être avec lui. Rien que pour ce miracle d’avoir détotémisé les anciens mythes de gauche, chahuté le pouvoir des clercs et révélé la haine sordide d’Emmanuel Todd, je ne regrette pas d’avoir voté pour lui en 2007,  et c’est parce que je tiens à ce que ce miracle continue que j’ai revoté pour lui hier et que je m’apprête à le refaire dans deux semaines.  Je vote Sarkozy car je ne voudrais pas que la France se retrouve politiquement à gauche, elle qui l’est déjà culturellement bien assez. Je vote Sarkozy car il incarne le seul contre pouvoir que nous ayons en France à opposer au pouvoir culturel de la gauche. Et à ceux qui me parlent de « culture », et comment un « amoureux des lettres comme moi » peut se laisser autant aller à faire l’apologie d’un type qui s’est foutu un jour de la gueule de La Princesse de Clèves, je réponds toujours que La Princesse de Clèves, c’est pour moi, pas pour lui. Lui, il est là pour qu’on lise en paix La Princesse de Clèves. Il est là pour qu’on ne sombre pas. Il est là pour que la France existe dans le monde. Il est là, enfin, pour que les Français, ces ingrats, ne se sabordent pas comme ils savent si bien le faire. Il est là pour nous sauver de nous-mêmes et nous préserver de la crise. Il est là pour que notre mode de vie ne change pas, maintenant. Je vote Sarkozy parce que c’est le meilleur et le plus injustement haï (ce qui est presqu’un pléonasme). Je vote Sarkozy parce que depuis hier soir la surveillance de la parole par la gauche a déjà recommencé. Je vote Sarkozy parce que c’est le dernier vote punk.

Pierre Cormary






Toutes les réactions (69)

1. 23/04/2012 16:38 - Monod

MonodMon père était un riche bourgeois (Médecin ORL, propriétaire de plusieurs cliniques) et il militait à l’extrême droite aux côtés de Maître Tixier-Vignancourt et pour l’OAS.

J’ai passé mon enfance à Bois-Guillaume, ville résidentielle (sur les hauteurs de Rouen) où habitent les plus riches normands. Je fus élevé chez les « bourges du privé », que je critique constamment à « St Jean-Baptiste de la Salle à Rouen ».

Puis j’ai continué mes études dans la commune des aristocrates et des grands-bourgeois : à NEUILLY SUR SEINE où mes parents avaient acheté une superbe propriété. Malgré ma fortune et mon patrimoine estimé à plus de 10 Millions d’Euros, je ne paie pas l’ISF car un montage ingénieux sous forme de plusieurs SCI me rend quasiment introuvable par le fisc français.

A la fin des années 70, je sens que la droite va perdre et que Mitterrand est sur la pente ascendante, pour assurer mon avenir je choisis alors de rejoindre le PS.

Je n’ai jamais dirigé une grande ville. Je n’ai jamais dirigé une grande région.

Je n’ai jamais été ministre ni secrétaire d’état. Je dirige malgré tout le département de la Corrèze qui est devenu grâce à moi en 4 ans le plus endetté de France (+ 25% de dette soit 3 fois plus que la moyenne nationale) et le seul où le nombre de fonctionnaires a augmenté de 50% dans le même temps (de 831 à 1231). Pour 2012 dans mon département, j’ai déjà fait voter une hausse de 6.5% de la taxe foncière, de 300% les taxes sur les permis de construire. J’ai supprimé : les bourses étudiantes, la gratuité des transports scolaires, les 1000 € de prime de garde d’enfants et diminué presque toutes les aides aux personnes âgées ou dépendantes.

Je ne déjeune pas au Fouquet's, je vais dans un endroit plus discret mais encore plus chic où j'ai fêté ma récente victoire aux primaires socialistes et où dernièrement j'ai été l'invité d'un assez pauvre, Pierre BERGE. Ma cantine, c'est chez LAURENT dans le 8ème.

J'envisage d'augmenter de 45 milliards d'euros les impôts et taxes en tout genre car c'est plus facile que de diminuer le nombre de fonctionnaires, je souhaite d'ailleurs en embaucher 65.000 de plus ... Ce qui coûtera 100 milliards à la FRANCE car un fonctionnaire est payé par l’état à vie, sécurité de l’emploi oblige.

« Je n’aime pas les riches qui gagnent plus de 4000 euros » par mois mais j'en gagne 7,5 fois plus avec mes 30.387 € par mois ! Donc 63% de plus que le Président de la République (19 331 € par mois) que j'accuse d'être proche des riches.

Je m’appelle François HOLLANDE.

2. 23/04/2012 17:12 - Valérie

ValérieD'accord avec rien sauf sur l'évidence que nous sommes face à un écrivain : Pierre Cormary.

3. 23/04/2012 17:17 - Grégory

Grégory"En vérité, Sarkozy a tellement bien géré la crise que les gens n’ont pas vu la crise, ou ont oublié qu’il y en avait une"
Pas du tout certain de votre affirmation...

"succès inattendu de l’intervention en Lybie qui lui a conféré un statut de leader international"
Il y a beaucoup à redire sur l'intervention lybienne (entre 30 et 50 000 morts, le drapeau d'Al-Qaida qui flotte sur Bengazi, 20 000 armes disparues qui se retrouvent, en partie, au Mali, noirs africains pourchassés en Lybie par racisme, etc...)

Autrement, merci d'avoir écrit cet article salvateur.

4. 23/04/2012 19:04 - Antifrance

Antifrance"Cette volonté meurtrière de sacrifier le monarque qui a osé se désacraliser." : se désacraliser, pour un monarque, c'est une faute professionnelle, vous le dîtes vous-même. Un plombier qui ne répare pas bien, une pute qui veut pas sucer, démocrates ou pas, sympas ou pas, vous leur en voulez. Un monarque qui oublie qu'il doit avoir l'air d'un monarque, ça choque. Admettons que ces réformes soient si bonnes que vous l'affirmez : peut-être qu'en ayant assumé sa fonction, elles seraient mieux passées.

5. 23/04/2012 19:10 - Alexkasa

AlexkasaBrillante réflexion de notre France.

Merci Pierre Cormary

6. 23/04/2012 19:28 - ismael

ismael Bof...tout cela est bien terne; mieux vaut lire Jean d'Ormesson. Pierre Cormary écrivain? ah tiens....

7. 23/04/2012 19:28 - Nyarlathotep

NyarlathotepDécidément, c'est une manie de vous mettre à genoux ! Laquais ! Invocateur ! Quel style ! Comme le dit le post précédent, la Lybie c'est pas folichon, entre autre. Mais je voterais aussi pour Sarko. Histoire de pas hurler avec les loups.

8. 23/04/2012 19:56 - abitbol

abitbolPas mal M. Cormary. Mais que fait-on avec l'affaire Woerth, Karachi, etc.. ?

9. 23/04/2012 20:16 - Antifrance

AntifranceVous êtes presque un rousseauiste de droite, en tous les cas votre texte est un plaidoyer rousseauiste pour l'homme de droite, qui vit dans le monde comme l'homme de Rousseau dans l'état de nature, heureux et inconscient. Et la malignité de l'homme de gauche vient troubler ce rapport au monde. "L'homme de droite est né libre, et partout il est dans les fers..." Il n'y a plus qu'à faire la révolution, supprimer les Français de gauche, ou même, puisque ceux de droite sont si cons, les remplacer tous par un homme nouveau, l'introuvable homme de droite...

10. 23/04/2012 22:23 - Tomas

TomasJ'ai bien aimé.
Néanmoins je ne partage pas du tout cette sorte de complexe d'infériorité intellectuelle pour la droite.
C'est probablement dû au fait que j'ai passé ma jeunesse dans un pays communiste où le verbiage incohérent de la gauche est clairement reconnu pour ce qu'il est - un verbiage incohérent.
Pour moi le marxisme-léninisme et le matérialisme dialectique faisaient partie des lectures ... obligatoires.
C'est un plaisir rare de décalquer les gauchistes de salon français contre le mur puisqu'ils parlent de ce qu'ils ne connaissent pas et en sont réduits au balbutiements quand ils rencontrent quelqu'un qui rentre réellement dans le fond de la pensée de leurs "maîtres".

Quand mes parents ont réussi à se sauver à l'Ouest, mon impression (même du haut de mes 20 ans) était plutôt l'inverse. La bêtise et l'ignorance de la gauche occidentale en général et française en particulier me semblait impressionante.
Encore aujourd'hui, 40 ans plus tard, j'ai du mal à comprendre comment on peut accoler les mots "intellectuel" et "de gauche" car c'est une sorte de perversion contradictoire. Il n'y a qu'à analyser avec un minimum de rigueur intellectuelle un discours de Mélenchon pour comprendre ce que je dis.

Cela étant je voterai également Sarko en gros pour les mêmes raisons que celles exposées dans l'essai de P.Cormary.

11. 23/04/2012 23:42 - french zombie

french zombieCormary, vous allez surtout pour Patrick Buisson ne vous m'éprenez pas... donc pour Marine Le Pen... Sarkozy n'y est plus depuis un bon moment... décroché dans la montée finale.... c'est Guéant et Guaino les patrons, les vrais chefs... Sarkozy n'est que le V.R.P bien habillé qui remplit le carnet de commandes... ni plus ni moins... sa morgue lui aura donné l'illusion d'une importance qu'il n'a pas... quant au vote PUNK... votre coquetterie risque de faner sur pied bien avant 20 heures dimanche 6 mai... NO FUTURE MISTER PRESIDENT

12. 24/04/2012 00:47 - Pierre-André Taguieff

Pierre-André TaguieffSimplement magnifique. Merci pour ce texte intempestif

13. 24/04/2012 02:18 - BD

BDNon mais vous êtes sérieux...

14. 24/04/2012 06:27 - gaia

gaiaTu as raison de citer la QPC, c'est une grande évolution car normalement le citoyen ne peut pas contester la loi directement, c'était le seul rôle des députés.
Sarkozy n'a pas été "assez royal, altier, hautain, sphinx" ? Faut voir. Il a bien déconsidéré les étangers, avec les dizaines de millers d'expulsions. "Toutes les civilisations ne se valent pas" (ministre del'intérieur)...

15. 24/04/2012 08:06 - Sarkophonique

SarkophoniqueOn voit ce que vous voulez dire (à un "antisémitisme social" près), et le bonhomme n'est pas sans interêt, courageux et tout et tout, et même du point de vue intellectuel, Guaino et tout ça, ok, ok... mais la laideur, doux Jésus.. la laideur de premiers de la classe de Bertand et Coppé, la laideur de Bruni, de Lefevre... Leur agressivité que n'excuse aucune infériorité de nature, leur embonpoint de notaires graisseux, la vulgarité naïve de la gens economica... Je suis sûr comme vous, que les autres ne seront pas mieux, et peut-être pire, mais si notre système politique à un sens, c'est de pouvoir renverser dès qu'il nous en prend l'envie, pour les remplacer par d'autres, les démagogues qui ont si bien flatté notre cupidité et notre bassesse. En les voyant, j'ai honte de moi : il faut donc qu'ils s'en aillent. Quand à ce qui est punk ou pas, il faudrait un st thomas (le vrai, d'aquin, pas le vil sceptique dont vous faites mention) pour le discerner et le définir.

16. 24/04/2012 08:25 - Mira

MiraQuelle verve pour une pertinence toute aussi juste! Dommage que le texte soit un peu long à lire pour beaucoup, car l'essentiel y est dit. Bravo Pierre Cormary, et qu'un bon sens supérieur existe qui fasse revenir une majorité de nos concitoyens (que vous malmenez comme ils le méritent cependant) vers la seule solution au non-choix que vous décrivez si bien!

Merci de l'avoir écrit ainsi!

17. 24/04/2012 08:54 - Sir Auron

Sir AuronAllez votez pour votre petit chef, pauvre peuple de droite!!! Nous, nous traçons...

18. 24/04/2012 08:55 - Anonyme parce que lâche

Anonyme parce que lâche
En réponse à Cormary: le hussard de Sarkozy (attaque ad hominem)

Sarkozy a son hussard, un héros inutile dans la défaite, un fait d’arme de
la droite culturelle, pour la beauté du geste et uniquement pour cela. C’est
un peu comme le général La Salle qui charge comme un crétin après la
bataille de Wagram, pour le fun, et qui se prend une balle dans la tête. Un
peu comme l’éclat, l’insolence de Nimier, de ses femmes et de ses voitures
de sport. Le hussard de Sarkozy c’est un de ces véritables héros de droite,
ces anars qui écrivent vite et merveilleusement, les seuls qui savent
vraiment haïr, qui ont lu tous les livres pour mieux cracher dessus. Le
modèle est connu et il n’est pas mort. Le hussard de Sarkozy, c’est Pierre
Cormary.

Ce Cormary, c’est un anar-de-droite. Vous savez cette espèce étrange dont
rêvent les jolies filles de gauche, loin du regard de leur
parents-de-gauche, le soir avant de s’endormir. Il est beau parce qu’il
déteste ses ennemis- la gauche-, mais plus encore la droite parce qu’elle
est bête (rien de pire que le péché contre l’esprit).

Alors oui, il frime un peu, le Cormary. Sous ses airs de hussard bravache,
il a des coquetteries de jeune fille. Il cite Pascal comme d’autres mangent
des biscottes. Il connaît l’histoire de France depuis Clovis simplement de
mémoire Et il convoque Nietzsche, c’est fort et puissant. Ca air jouisseur
et danseur pas catholique (surtout ne pas se confesser). Et il a toujours
cette manière, coquette et délicieuse, de citer toutes les références de
gauche, d’exhiber ses lectures pour aussitôt faire pipi dessus. Il lance des
formules à la cantonade comme un adjudant-chef. Il est brillant comme un
doctorant alcoolique. Il a la rage et c’est beau.

Plus que tout, il déteste plus que tout les communisses, les marxisses et la
psychanalyse. Il aime plus que tout la culture populaire ringarde mais je
parierai qu’il connaît Racine par cœur. Il déteste tout le monde avec le
brio. Et il crache partout, il vocifère. On dirait de la danse classique.

« Je vote Sarkozy parce que c’est le dernier vote punk », voilà comment
chute son papier. Mais, non, voter Sarkozy n’est un geste punk. Il suffit
d’y penser pour en rire. Mais la rhétorique de Cormary a presque marché :
vous avez presque cru que voter Sarkozy, c’était comme Johnny Rotten qui
crache sur la foule. Mais non.

La nuit, Paul Cormary rêve qu’il chevauche un pur sang, sabre au clair et
qu’il moissonne ses ennemis. Il a un bel uniforme, des bottes noires et
luisantes et une cravache (évidemment). Sa maman est fière de lui, enfin.
Mais il est malheureux. « Le réel c’est quand on se cogne ». Et ce qui
dérange Cormary, là, c’est qu’il se cogne et que la gauche va réellement
gagner. Alors il sublime.

Lui, c’est mon ennemi parce qu’il est comme moi. Il est de droite comme je
suis de gauche, pour la bagarre. Il cogne, dur et bien. Mais l’échec à venir
lui fait dire n’importe quoi. Il cogne dans le vide. Il cogne avec l’énergie
du désespoir, dans tous les sens. Mais c’est beau. Ces mecs de droite là, Il
faut leur faire un dernier plaisir, il faut les finir à la baïonnette.

Votez Hollande.

19. 24/04/2012 09:17 - Mira

MiraÀ Sire Auron et "Anonyme parce que lâche":

Merci de démontrer (une fois de plus) que la gauche peut partager la haine à des niveaux aussi élevés que l'extrême droite... Votre faillite morale est éclatante, et les résultats électoraux n'y changeront rien. L'Histoire le montre déjà comme l'écrit bien M. Cormery.

Votez Nicolas.

20. 24/04/2012 09:37 - Sir Auron

Sir AuronAucune haine en moi, je constate juste que les électeurs de droite, malgré la piètre présidence de Sarkosy, ont besoin d'un "petit chef". ça les rassure d'avoir quelqu'un qui gesticule au dessus d'eu

21. 24/04/2012 09:40 - Elisa

ElisaBrillant article, monsieur, et non moins intéressante démonstration.

Je voterai moi aussi Nicolas Sarkozy, par adhésion (parce que je trouve cet homme sacrément courageux et que je pense que la fonction présidentielle lui a donné une stature que bien peu ont et ont eue depuis trente ans) mais aussi par refus de cette gauche petite bourgeoise, déliquescente, jalouse et donneuse de leçons, avec la sensation que les Français se comportent le plus souvent comme des veaux irresponsables, passant plus souvent leur temps à pleurer, à envier et à gémir, qu'à retrousser les manches et à assumer leur propre inconséquence et leur goût pour la consommation de plaisirs serviles.

Nicolas Sarkozy a encaissé une haine phénoménale depuis cinq ans ; cela dit, il a voulu ce poste. Mais j'aurais aimé que mes compatriotes développent les mêmes névroses furieuses lorsqu'il s'est agi de François Mitterrand, porté au pinacle encore aujourd'hui, alors qu'il s'est comporté à de nombreuses reprises comme une petite frappe menteuse et roublarde.

Je crois que vous avez raison, monsieur. Nicolas Sarkozy est un révélateur.

22. 24/04/2012 10:42 - Telemac

TelemacMonsieur Cormary,

Votre lucidité et votre courage vous honorent. Mais j'ai bien peur que le ressentiment et les forces nihilistes aient encore de beaux jours devant eux !

23. 24/04/2012 11:25 - Maquis_Art

Maquis_ArtSuperbe saillie!
Je suis d'accord sur l'essentiel, à l'exception de l'assimilation de Michéa à "un gauchiste" (avisé ou non, d'ailleurs).
C'est n'avoir rien compris (ou peut-être rien lu) de ses oeuvres que de le ranger dans le sac à idoles des gauchistes qui :
1 - ne le connaissent pas,
2 - le détesteraient copieusement s'ils avaient vent de ce qu'il raconte.

24. 24/04/2012 11:33 - Sir Auron

Sir AuronJe dois dire que les mecs qui écrivent sur le ring se sentent obligés d'être original, donc de dire que voter sarkosy c'est punk, c'est vraiment la tendance ici, et bien sur c'est complètement débile!!!

25. 24/04/2012 11:33 - M14

M14Salut à tous,

Rien à voir avec ce e-papier, quoique… Trouvé cela sur le parisien de ce matin, - article sur les reports de voix de Bayrou dont je copie ci-dessous le lien total, plus un extrait tiré de celui-ci. Si Ring fricote avec les amis de Flamby, ce que je ne pense absolument pas, il va falloir faire le ménage. Néanmoins, chacun a le droit de penser comme il l'entend. Combattre la pensée unique gauchiste n'est pas de devenir, également, à l’image de la pensée unique gauchiste. Mais, quand même, ce bouffe-merde d'Hollande... Impossible. Lire la fin du paragraphe.

"Dès hier, pourtant, des membres de son comité stratégique de campagne ont annoncé qu’ils voteraient pour le socialiste : Bennahmias, mais aussi Dominique Versini, ex-secrétaire d’Etat de Chirac. Une quarantaine d’élus MoDem, dont beaucoup participent localement à des majorités PS, ont fait de même. Tout comme l’ancien avocat général de la cour d’assises de Paris, Philippe Bilger, qui conseillait Bayrou sur la justice.".

http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/candidats/bayrou-attend-ses-troupes-s-egaillent-24-04-2012-1969626.php

Je n’aurais jamais imaginé – si c’est exact – que Bilger vote Hollande.

En extra, je vous donne aussi cette perle, à consommer sans modération. Propagande partisane certes, mais toujours aussi drôle. D’où la question, c’est pour cette merde que Bilger va voter ?

http://www.youtube.com/watch?v=0LkopQ86IV8

Éclaircissement là-dessus Ring ?

Bien à vous.

26. 24/04/2012 12:03 - Jean-François Bonnin

Jean-François BonninVotre article, P-M C, est une bénédiction : merci, avec enthousiasme.

27. 24/04/2012 12:08 - La rédaction

La rédactionContrairement à ce que certains imaginent, il n'y a pas de ligne éditoriale partisane dans nos colonnes, plateforme pour penseurs libres, libres dans leurs passions, leurs rejets, dans leur manière de mettre le feu aux équations. Nous ne faisons pas de politique.

28. 24/04/2012 12:24 - Raphaël Juldé

Raphaël JuldéCe qui serait bien, plutôt que de répondre à l'article de Pierre Cormary en se contentant de le dénigrer pour finir par un piteux "votez Hollande", comme le fait monsieur Anonyme, ce serait d'écrire un article aussi convaincant sur ledit Hollande. Mais ça n'arrivera pas, parce que si l'on trouve encore à droite des gens qui votent Sarkozy "avec ferveur", les vrais gauchistes, ceux qui ont voté Arthaud ou Mélenchon au premier tour, voteront Hollande par dépit - et ils ne le savent que trop bien. Une fois de plus, ils voteront non pas "pour" un candidat, mais "contre" l'autre. Et si Hollande est élu, il n'aura pas à se fatiguer beaucoup pour décevoir son électorat qui, de toute façon, ne se fera guère d'illusions... La fête sera triste, le 6 mai...

29. 24/04/2012 12:52 - Sauveur Suprême

Sauveur SuprêmePassionnant, passionné, original et courageux: félicitations à Pierre Cormary.

Néanmoins, et sur le fond, nous sommes nombreux à attendre encore la "rupture" de 2007 et le coup d'arrêt au suicide de la France et de l'Europe.

Perso, le bulletin Hollande et le bulletin Sarkozy me provoquent des graves problèmes de conscience et de l'acidité gastrique.

30. 24/04/2012 14:32 - Mira

Mira@ Sire Auron,

Pas de haine? Non juste cette suffisance dont l'auteur qui nous fait réagir parle si bien... Une suffisance qui substitue si promptement l'attaque mesquine aux vraies idées qu'elle est justement génératrice de haine. C'est avant tout votre terrorisme idéologique qui est responsable du phénomène FN.

31. 24/04/2012 15:09 - Michel Meyer

Michel MeyerMerci pour ce contre-feux qui révèle brillamment l'ignominie de la curée dont Sarkozy est l'objet.

32. 24/04/2012 15:10 - babilone

babiloneVoila ,tout ce qui précéde sur Sarko ,je l'approuve totalement,un grand Président,moderne et trop direct mais on ne se refait pas BRAVO,j'espére qu'il sera réelu .

33. 24/04/2012 16:33 - elasticfox

elasticfoxComment peut on être a ce point aveugle, pour continuer à opposer la gauche et la droite, alors qu'il s'agit de personnage au service de l'oligarchie(Financier, media, Fonctionnaire, lobbies de toutes sortes qui décident réellement de notre avenir). La démocratie n'existe plus en France, a-t-elle déjà existé? Je pense que c'est ce qu'ils nous reste à construire. N'en déplaise au droitiste et au gauchiste qui ne font que nous instrumentaliser. Le surHomme de Nietzche reste encore à inventer. Les vues de nos politiques sont des vues de taupes, les intérets court-termistes sont leurs seuls horizon. 5 ans de Sarkozy ou de Hollande, le résultat sera le même. Cela finira une fois de plus dans le sang.

34. 24/04/2012 16:33 - Guillaume_rc

Guillaume_rcBravo et merci pour ce texte.

J'aime beaucoup votre "syndrome du comte de Chambord", qui explique tant de défaites.

Et je vous rejoins totalement sur Sarkozy et l'hypocrisie des Français : c'est exactement le fond du problème. La question de son salaire bien sûr (en faisant mine d'oublier que tous ses prédécesseurs étaient dans l'opacité la plus totale), mais aussi la nomination du président de France TV (alors qu'il fallait être le dernier des aveugles pour ne pas voir que sous le vernis CSA, ça a toujours été le pouvoir qui a eu le dernier mot) , sa famille recomposée (les Français préfèrent le "romantisme" d'un Tonton planquant sa 2ème famille à nos frais et utilisant les services secrets pour protéger sa vie privée), etc.

Et puis alors, entendre des"intellectuels" nous faire des discours à la con sur les deux corps du roi et sur un Sarkozy pas assez présidentiel/sacré alors que la gauche a constamment gerbé sur les moeurs soi-disant monarchiques de de Gaulle et de VGE...

bref, encore merci... et bon vote

35. 24/04/2012 21:14 - Caroline

CarolineJ'arrive sur ce blog un peu par hasard. Merci pour ce papier. Vous écrivez tout à fait ce que je pense et ne saurai écrire comme vous le faites. Dommage pour nous mais quelque part je me demande si ce n'est pas mieux pour Nicolas Sarkozy de n'être pas réélu - on l'a tellement sali et humilié ! Je ne pensais pas que nos politiques, médias, intellectuels pouvaient tomber si bas.

36. 24/04/2012 23:08 - commequidirait

commequidiraitUne remarque sur un point précis de votre article : "Et à ceux qui me parlent de « culture », et comment un « amoureux des lettres comme moi » peut se laisser autant aller à faire l’apologie d’un type qui s’est foutu un jour de la gueule de La Princesse de Clèves, je réponds toujours que La Princesse de Clèves, c’est pour moi, pas pour lui. Lui, il est là pour qu’on lise en paix La Princesse de Clèves. "
A votre remarque, je répondrais qu'on peut effectivement pardonner le peu d'appétence de Sarkozy pour cette oeuvre. En revanche, ce que vous ne voyez pas ou plutôt feignez de ne pas relever, c'est qu'il compte la culture pour quantité négligeable et qu'il la néglige dans ses décisions politiques : l'essentiel (comme d'habitude avec lui) est la vitrine. Peu importe que l'Education Nationale n'est plus pour vocation de former des citoyens ou des jeunes gens un tant soi peu cultivés : 80 % de réussite au bac, on peut s'en réclamer si un emmerdeur nous demande des comptes. Peu importe en l'occurrence si le niveau de l'examen est affligeant, si on ajuste les exigences au niveau des résultats escomptés. C'est aussi cela qui est en jeu dans cette déclaration, vous le savez parfaitement mais préférez éluder cela.
Je me situerais plutôt à droite et il reste à prouver que Hollande fera mieux mais pour ce genre de propos, mon vote ira à Hollande.

37. 25/04/2012 10:52 - Guillaume_rc

Guillaume_rc@ commequidirait
Bref retour sur la "Princesse de Clèves". NS ne s'est pas moqué de ce livre, il a juste dit que faire de la connaissance de ce livre un critère pour recruter un facteur était absurde. On peut ne pas être d'accord mais il ne s'agit pas d'une attaque en règle contre la culture et, surtout, surtout, il faut avoir à l'esprit que la gauche qui tape hypocritement sur ce point est parfaitement d'accord avec le raisonnement. Les assoc. anti-racistes (qui sont à gauche) veulent supprimer la culture générale des concours et feu Descoings l'a fait à Sciences Po.
Ce qui nous amène à l'Education Nationale.
Autant je regrette la politique menée par L.Chatel (suppression de l'Histoire en terminale S notamment), autant je suis obligé de constater que sur ce point précis les libéraux et la gauche pédagogiste se rejoignent complètement.
80% de réussite au bac c'est d'ailleurs une mesure de Chevènement. Je vous renvoie à Brighelli et Natacha Polony pour de plus amples développements.
Et de toutes façons, le Ministre de l'EN n'a que peu de poids par rapport aux syndicats, aux caciques de la rue de Grenelle et autres Fcpe.
Quel que soit votre vote, en matière d'éducation, cela n'aura aucune incidence en matière scolaire - et croyez bien que je le regrette.
Donc si vous êtes de droite, soyez logique : votez Sarkozy.
J'ajoute qu'en matière culturelle, Sarkozy, si décrié, a au moins quelques connaissances historiques (il a écrit un livre sur Mandel) et qu'il avoue aimer (sincérité ou calcul, je ne sais pas) Céline et Albert Cohen. Alors que Hollande avoue lui même ne jamais lire de roman (et donc il ne lit pas non plus la princesse de Clèves) et aller très peu au cinéma. Curieusement, c'est peu repris dans la presse....

38. 25/04/2012 14:45 - spitfire

spitfireAu lâche parce que privé de Nom par "lui-même" :

Une vachettte hollandaise gauchiste munie d'une baïonette ?
ahahah !
Vous n'êtes même pas capables de vous servir d'un tournevis. (j'attends avec impatience vos Grands Travaux de démolition des 24 centrales nucléaires, aucun besoin d'un tsunami).

Ton néo-bourgeois de gôche va conduire l'a-France sur l'autoroute grec, Wall Street le fera plier. Sans la moindre pitié.
COMME TOUS LES AUTRES.
Car, pauvre nullard, le Kapital c'est l'Histoire. Celui que tu crois savoir citer, cet "intellectuel" allemand du 19e siècle, le savait déjà (lis donc les écrits de 1844, acéphale mélanchonniste).
Ton "CAMP" c'est effectivement celui des marcheurs protosyndiqués de 16 ans qui manifestent pour leurs retraites ! Votre victoire c'est, que Dieu soit béni, la mort de l'Europe de Bruxelles, et la fin de cette pathétique micro-nation jacobine qui n'a pas gagné une guerre depuis... ?
Il faut voter pour ton petit escroc social-rondouillard.
Il faut voter pour le MUR.

39. 25/04/2012 15:02 - liland

lilandTrès bon article. Bravo.

40. 25/04/2012 16:45 - Vic Vega

Vic VegaUn article sur l'antiracisme sur votre site - suite à l'affaire Chafni - m'avait littéralement ulcéré. Je me proclame antiraciste, et je porte dans mon coeur les valeurs culturelles et politiques de la gauche. Je ne suis pas d'accord avec vous sur le fond, et traiter la terre entière d'imbécile relève de la stupidité, de l'aigreur et de la dévoterie à Sarkozy.
Ceci dit, votre texte est très beau, pugnace, rythmé, virulent... C'est une formidable tribune. Bravo, donc.

41. 25/04/2012 20:08 - bernard

bernard Il faut voter Sarko même si on le deteste car sinon ce sera la valise ou le cercueil pour mes enfants avec la gauche!!!!

42. 26/04/2012 11:32 - Paracelse

ParacelseVoter est un acte vulgaire.
Les bureaux de vote sont des harems où le gotha sardanapalesque se livre à un saccage rectal sur les odalisques que nous sommes.

43. 26/04/2012 16:38 - plume

plumeJ'aime Cormary mais si c'est pour dire que la gauche a besoin de la droite pour exister, que la droite à besoin du peuple pour exister et que le peuple a besoin de se sentir berné pour être heureux, pas besoin d'écrire autant de ligne... quelle tristesse

44. 26/04/2012 18:20 - Kali Yuga

Kali YugaDécidément, ça s'arrange pas. Cet article sonne comme un aveu en révélant la vraie nature de Ring : Un média prétentieux de rebellocrates dégoûtants, un site de sarközistes honteux qui bientôt disparaîtra avec la victoire de Hollande. Le 6 mai, je voterai blanc ou je m'abstiendrai mais j'espère la mort de l'UMP et son remplacement par un front des patriotes qui portera à lui seules les valeurs de la (vraie) droite !

45. 26/04/2012 18:49 - commequidirait

commequidirait@37 : je reconnais volontiers faire preuve de mauvaise foi à l'occasion, c'était le cas ici (et tout bien considéré je n'en rougis pas).
Que Sarkozy ne soit pas responsable personnellement responsable de l'inculture générale, que ce phénomène (qui n'en est qu'à ses débuts, c'est une évidence) soit aussi imputable à la gauche, je l'admets tout à fait également.
Mais, la désinvolture et le message adressé aux enseignants (en substance "démerdez-vous, vous devriez déjà être content d'avoir la sécurité de l'emploi... il faut vous mettre au boulot... on va vous mettre au pas, etc...) participe, qu'il le veuille ou non, d'une forme de discrédit et de désaveu sur l'enseignement. C'est un message qui ne peut être que nuisible.
Je le répète : ma sympathie sur la plupart des sujets va plutôt à la droite mais comme tout un chacun, je vote aussi pour mes intérêts (je suis enseignant, vous l'aurez compris...) : en l'occurence, ils ne sont pas du côté de Sarkozy sur cette question.

46. 26/04/2012 21:36 - JEFF

JEFF"Ring " s'honorerait à ne pas entrer dans le ballet minable de la "politicaillerie".
Et s'honorerait aussi à ne pas faire la promotion d'un inculte. A ne pas rentrer dans l'écume des choses;
Je préfère d eloin quand "Ring" nous propose Céline en bandeau défilant, lorsqu'il dit :
"Celui qui parle de l'avenir est un coquin. Invoquer sa postérité, c'est faire un discours aux asticots".
Cormary ou pas, ça pue la même comédie.

47. 27/04/2012 08:51 - kawha

kawhaon dirait que l'auteur a ecrit ce texte pour se convaincre lui-meme. franchement s'il a ecrit tout ça pour nous expliquer qu'hollande etait une tache il preche des convaincus. ça n'empeche que sarko a trahi une bonne partie de ses electeurs de 2007 et il faut qu'il paye. vu qu'hollande fera sans doute rien de bien pire que lui, autant l'installer sur le trone et ouvrir un boulevard aux patriotes qui, peut-etre, nous rendront notre honneur et notre souveraineté.

48. 28/04/2012 00:11 - Sosnowiec

SosnowiecSarkozy réélu n’aura plus à craindre la sanction de l’électorat et il prendra peut-être les mesures impopulaires et nécessaires pour sauver la France de la faillite.  Même s’il ne mérite pas le bénéfice du doute et même s’il ne  mérite pas d’être réélu, son remplacement par Hollande constituerait une catastrophe pour la France et pour l’Europe.  Pour cette raison, les Français doivent mettre de côté leur antipathie pour Sarkozy et le réélire.

49. 28/04/2012 00:11 - Sosnowiec

SosnowiecSarkozy réélu n’aura plus à craindre la sanction de l’électorat et il prendra peut-être les mesures impopulaires et nécessaires pour sauver la France de la faillite.  Même s’il ne mérite pas le bénéfice du doute et même s’il ne  mérite pas d’être réélu, son remplacement par Hollande constituerait une catastrophe pour la France et pour l’Europe.  Pour cette raison, les Français doivent mettre de côté leur antipathie pour Sarkozy et le réélire.

50. 28/04/2012 00:11 - Sosnowiec

SosnowiecSarkozy réélu n’aura plus à craindre la sanction de l’électorat et il prendra peut-être les mesures impopulaires et nécessaires pour sauver la France de la faillite.  Même s’il ne mérite pas le bénéfice du doute et même s’il ne  mérite pas d’être réélu, son remplacement par Hollande constituerait une catastrophe pour la France et pour l’Europe.  Pour cette raison, les Français doivent mettre de côté leur antipathie pour Sarkozy et le réélire.

51. 28/04/2012 18:09 - Xs loc around the eye

Xs loc around the eyeOn le sait, les enseignants, de manière générale sont des abrutis, merci, içi de le confirmer madame commequidirait ? Vous enseignez quoi ? Ce que vous êtes incapabale d'être et ne serez jamais sans doute ?
Votre connaissance ne vous donne auucne autorité si c en'est d'avoir l'humilité de savoir que vous ne savez rien, ou si peu.
Imbécile.

52. 29/04/2012 15:53 - Johnny Halliday

Johnny HallidayTribune rock'n'roll

53. 29/04/2012 15:55 - Nicolas Sarkozy

Nicolas SarkozyLa tribune forte

54. 29/04/2012 19:34 - commequidirait

commequidirait@ 51 : mon petit lapin haineux, si vous tenez à insulter quelqu'un, apprenez à le faire de manière compréhensible et sans faute. Compte-tenu de l'a priori que vous semblez nourrir vis à vis des enseignants (un mot qui semble vous donner de l'urticaire, pensez à prendre vos médocs le matin soit dit en passant...), je vous souhaite de n'avoir jamais d'enfant : quelle que soit la connerie que pourrait faire votre petit génie, les "branleurs" d'enseignants seraient responsables ...

Ps : pensez également à ajouter quelques arguments à vos propos orduriers, on dit que ça se fait...
Pour ce soir, à 20 heures au lit et n'oubliez pas de demander un arrêt maladie pour surmenage ou imbécilité.
Vous êtes un gentil garçon, continuez sur cette voie, il en faut !

55. 29/04/2012 19:38 - Bartleby

BartlebyL'article de Pierre Cormary est agréable à lire mais Nicolas Sarkozy n'a pas vraiment de rigueur intellectuelle. Il se révèle davantage, jour après jour, un arriviste plutôt qu'un homme politique qui fera date. Il joue avec le feu et n'a pas de lance à incendie. La seule certitude, que je concède aisément à P.C., c'est le léger dégoût qui me gagne à voir arriver à nouveau la gauche au pouvoir. Non pas parce que j'éprouverais de la haine pour la gauche, non pas parce que j'éprouverais de la sympathie pour la droite. A dire vrai je ne vote plus depuis longtemps. Non, c'est le côté mesquin de la gauche qui m'écoeure un peu. Vraisemblablement je détournerais le regard, lâchement, lorsqu'ils se rueront sur la charogne Sarkozy. La gauche, ah... C'est l'antihumanisme des humanistes qui finit par me lasser, bien sûr. Les donneurs de leçons et donneurs d'ordres qui finiront à nouveau par fanfaronner durant 5 ans pendant que la France continue de s'effondrer. Enfin, l'hydre de gauche est malheureusement un être hétéroclite assez désagréable à tous points de vue : Eva Joly notre nouveau Robespierre à qui il faut baiser les pieds chaque jour pour ne pas oublier qu'elle détient les clés de la vérité, Jean-Luc Mélenchon alias Popeye le tribun lourdaud et Flamby, notre surfeur obèse qui se laisse porter par la vague et finira bien par retomber sur le ventre. Enfin... Flamby n'est pas le pire. Les réglements de compte à gauche ne devraient d'ailleurs plus tarder à arriver. Il suffit de voir le cher ami, le mesquin Julien Dray et sa fête d'anniversaire avec l'invité surprise DSK pour comprendre que les couteaux sont déjà à portée de main, prêts à se planter dans n'importe quel dos. A part, oui, je le concède, je ne suis pas de droite.

56. 29/04/2012 19:54 - commequidirait

commequidirait@ 55 : Est-il possible à la fin de discuter de l'élection présidentielle sans se comporter en militant obtus ou en usant d'attaques ad hominem ?!! Peu importe qu'on soit de gauche ou de droite, inutile de jouer les satiristes quand on n'en a pas le talent... Popeye, Flamby, Robespierre... vous espérez faire sourire avec ces surnoms pompés dans la presse ?!
A peu près tout le monde s'insurge contre le niveau pitoyable de la campagne et vous en rajoutez une couche...

57. 29/04/2012 21:46 - Ar-men

Ar-menQuel bon texte chauffé à blanc ! Polémique bien sur, mais autre chose que les geignardises des déçus, les sanglots de l'homme blanc, le vagissement des socialo-compatibles. Il tombe à pic, on n'en peut plus des méduses sur la vague annoncée.
Pourquoi signer "punk", alors que c'est juste la crête du coq gaulois que vous portez sur la tête ?
Entre Hollande le nuageux et Sarkozy le pragmatique, un seul choix raisonnable.
Au fond Hollande nie la crise. Il y a des gens que cela rassure d'être emballés dans la ouate ; ils se fâcheront ensuite devant la réalité nue.
Sarkozy va direct au réel. Je préfère ce pilote à la barre.

58. 30/04/2012 11:23 - toupoulou

toupoulouC’est qui Pierre CORMARY?
J’ai commencé à lire, j'ai trouvé dés le début, des affirmations péremptoires mais discutables, puis j'ai regardé la longueur du texte et je me suis interrogé sur cette logorrhée verbale un peu hystérique et...j'avoue que j'ai arrêté ma lecture. Est ce le meilleur moyen de critiquer un texte? Non, je l'accorde, mais l'outrance Mélenchonesque apparaît trop rapidement, les affirmations non étayées, le subjectif qui efface toute objectivité. Bref, je ne suis pas sûr que Cormary gagne à être connu. Les commentaires sont intéressants, mais j'ai été interpellé par un commentateur qui conclut "mieux vaut lire d'Ormesson" et là, j'avoue que je me sens mal après avoir lu - consterné dans le Monde, il y a quelques jours - l'article de d'Ormesson soutenant Sarkozy, en concurrence avec les articles de différentes "célébrités", défendant chacun des candidats, et l'académicien écrivait le texte le plus plat, le moins argumenté, le moins inspiré de tous. Cormary – d’Ormesson : une hiérarchisation décidément troublante.

59. 30/04/2012 22:19 - Grog

GrogPeu nous chaut la pyrotechnie langagière des éditorialistes (crates ?), fussent-ils amateurs de Pierre Michon, ce qu'il faut c'est surtout et avant toute chose sortir de la Caverne.

Pour ce faire, comprendre la crise telle qu'elle s'annonce et telle qu'on peut la déjouer avec des mesures toutes simples à mettre en œuvre, pour peu que l'on sorte du déni : http://www.youtube.com/watch?v=AxaHidNSNXk&feature=related

Et puis bien sûr, comprendre que nos politiques, de quelque bord qu'ils soient, sont enchaînés aux directives stratégiques européennes, dont la construction est le fruit d'une guerre de colonisation bien avancée, face à laquelle nous allons bien devoir un jour décroiser les bras : http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/pourquoi-leurope-est-elle-comme-elle-est

Une fois ceci établi, Sarkozy ou Hollande, vous admettrez que là n'est pas l'essentiel du rapport de force qui nous attend tous.

60. 02/05/2012 18:51 - Lionel Lumbroso

Lionel LumbrosoBravo pour ce fougueux engagement, Pierre, mais vous restez nettement moins pertinent dans le commentaire politique que dans le commentaire philosophique, et franchement, vous pourriez vous appliquer à vous-même les conseils de concision dont vous m'avez abreuvé l'année passée pour de mauvaises raisons, car vous dépassez toute mesure en termes de longueur, de foisonnement, de digressions pour, in fine, ne pas éclairer grand chose quant à la situation politique du pays.

Là où je n'ai rien à redire, c'est dans l'enthousiasme manifesté à l'égard de Sarko, dont les qualités politiques me paraissent également hors normes, mais vous dépassez sans vous en aviser votre limite de compétence en agrémentant ça d'un "Au fond, le grand tort de Sarkozy aura été d’avoir voulu jouer franc jeu avec les Français" ! Cormary en Ménie Grégoire du Président ?? Non, franchement, l'analyse et la stratégie politique, c'est pour lui, pas pour vous, please.

Et la pire "hysteresis de l'habitus", ce n'est pas celle qui vous est anonnée par des esprits peu éclairés au nom de canons idéalistes et irréalistes, mais celle de votre habitus droitier qui vous semble apparemment aussi indispensable qu'une bouée à un naufragé et qui, en réalité, contribue -- oh, comme celui de millions d'autres crétins, sans plus, hein -- à perpétuer l'état des choses dont vous jouissez visiblement de vous plaindre en pas moins de 4900 mots !

Il n'est "impossible de se dépatouiller" de ce que vous oppose la vieille gauche que parce que vous vous placez obligeamment dans la posture qui leur est le plus favorable, en vous situant vous-même dans l'ancien modèle, celui du XXe siècle, en vous disant "à droite" sans autre nuance, en qualifiant "de droite" le Président et son action, alors que précisément, l'une de ses forces, c'est d'être un acteur moteur du changement à ce niveau.

PC> "Grâce à la culture et à la verve guainienne, Sarko, déjà brillant boxeur, allait faire les plus beaux discours de droite entendus depuis longtemps "

"[L]es plus beaux discours [politiques] entendus depuis longtemps" tout court, bordel !! Comme au Trocadéro, hier ; vous y étiez ? Vous aimez bien Sarko, mais vous ne l'entendez pas, on dirait.

HG/NS> "Nous assumons l'histoire de la France dans toute sa diversité ; nous assumons toute l'histoire de la France ; toutes les familles spirituelles, toues les sensibilités sans aucune exception ; il n'y a pas pour nous un peuple de droite et un peuple de gauche ; il n'y a pas pour nous une histoire de droite et une histoire de gauche [...] Il n'y a pas d'un côté les héritiers de la Révolution, du Front populaire, du CNR et de l'autre, les héritiers de ce qu'il y a eu de pire dans l'histoire de France [...] Nous nous considérons comme les héritiers de ceux qui ont lutté pour le droit de grève, pour la liberté syndicale, de ceux qui ont défendu Dreyfus, de ceux qui ont créé la sécurité sociale..."

Essayez d'éviter de rallier petitement Nicolas Sarkozy à "la droite", vous lui nuisez et vous trahissez l'esprit de ces discours très inspirés Guaino/Sarko, qui sont à la hauteur de l'exigence du temps et qui dépassent les clivages anciens. Sarko est aussi enfant de 68 au sens positif du terme, il incarne excellemment l'injonction qui nous est faite à tous de reconnaître que nous sommes chacun pour partie habités de valeurs de gauche et de valeurs de droite. Si une recohésion nationale vous paraît souhaitable, faites la mise à jour 2.1 qui vous permettra de comprendre qu'elle ne peut se faire qu'en "dépassant le clivage gauche-droite" ;) et en se pensant comme dépositaire de tout ce qui a fait l'histoire de ce pays le plus politique au monde, ainsi que vous y invitent de façon très convaincante Guaino-Sarko.

Amicalement,

L.

61. 03/05/2012 15:19 - Nskzera

NskzeraIncroyable, comment continuer à croire en Sarkozy lui qui ouvre la porte au Qartar dans nos stades et nos banlieues, lui qui emmène Bigard au Vatican, lui qui ne parle pas anglais, lui qui fait une faute de français par phrase, lui qui se vante d'être un sang mêlé lui qui n'a jamais réussi à incarner la France et son histoire préférant la réécrire plutôt que d'en accepter les complexités, lui qui a sympathisé avec l'UOIF dans des buts électoraux, lui qui peut citer n'importe qui tant que c'est dans l'air du temps, lui qui a la maladie des sondages d'opinion et qui n'a d'yeux que par eux... Bref, je pourrais continuer comme ça longtemps. Je suis consterné de voir qu'aucun n'avait le cran de prendre la barre à sa place à droite alors que depuis plus d'un an on sait que n'importe quel concurrent à la présidentiel face à lui gagnerait. La preuve de son échec, vous l'aurez dimanche !

62. 03/05/2012 18:55 - Max

MaxIl est assez curieux de vouloir lutter contre le terrorisme intellectuel de gauche et de voter Sarkozy. Le libéral sécuritaire marié à la quintessence de la princesse bobo libérale libertaire dont la sensualité et le sex appeal sont par ailleurs très contestables (les mannequins porte manteaux ça me fait pas bander), est le couple symbolique qui montre les deux faces d'une même médaille. Il faut être aveugle pour ne pas comprendre l'alliance de ces deux tendances qui ont besoin l'une de l'autre pour exister car elles ne sont chacune que des entités vides! L'avantage avec cette période de fin des temps dans laquelle nous nous trouvons c'est que l'on constate de plus en plus rapidement du niveau des tocards qui nous gouvernent, le temps s'accélère et c'est tant mieux! Il ne faut pas non plus exagérer leur pouvoir car ils ne sont que des employés de banque et des salariés de l'empire du non être situé outre atlantique. Sarkozy n'est pas un vote punk c'est un vote déjà périmé!

63. 04/05/2012 09:41 - babilone

babiloneBravo ,tout est dit mais il est lui et VRAi il ne surjoue pas comme Mitterant, Giscard ,et le Grand ChiCHI ,par la taille, il dit "Casse toi pauvRe CON,cOmme chacun peu le dire ! Il vas repasser de justesse :J'y Crois !!!!!!!!! eT Vive NICOLAS !!!!!!




64. 04/05/2012 12:11 - Orlando

Orlando Un article stupéfiant en ce qu'il dit pas mal de vérités louangeuses sur Sarko et se dresse ainsi contre une certaine hystérie collective , stupéfiant aussi dans l'oubli de ses défauts les plus prégnants du moins pour des gens de droite ,si ce terme a encore un sens .. l'oubli ou disons plutôt la présentations de ces failles en vertus lumineuses : ,maîtrise des flux financiers et migratoires (un trait d'humour ?)taxations du revenu du Capital ,recul sur le bouclier fiscal ,abandon de la double peine ,discours ambigu sur le "métissage "(d'autant qu'il n'y a pas de races ..),quotas" à l'américaine" , et en même temps propension au fichage citoyen (hi hi )et à la radar vidéo surveillance , léchage de pommes des élites intellectuelles de gauche , si ce terme a encore un sens voir supra , flicage d'internet s'amplifiant , diatribes contre les riches et promesses de punition fiscale à venir (pas sur les assurances vie toutefois comme c'est bizarre..)etc etc !Bref un type qui donne le tournis tant il colle à l'air du temps !dernire avatar de sa part :se référer aux valeurs de droite en choisissant l'ineffable bobo NKM comme perte parole officielle et cracher sur le seul électorat pouvant lui amener des voix au second tour à moins qu'il ne compte sur Mélenchon pour ce faire !

65. 05/05/2012 13:58 - tarzoon

tarzoonDeux pour cent, voire trois, peut-être, d'écart au soir du second tour, selon des organismes de sondage qui, on le sait, on comme principale utilité celle de ne se tromper que le moins possible.
Je me sens pourtant bien seul face aux vecteurs portés par la majeure partie des organes de presse qui confondent, à mon avis, leur apostolat d'information avec un sacerdoce de propagande à peine masquée.
En effet, les apôtres rapporteurs de ce dernier quinquennat ont eu tôt fait d'identifier leur mission à celle d'une inquisition contre celui qui pouvait mettre à mal leurs préceptes. Détenteurs auto-proclamés du monopole du bon sens les prédicateurs d'une certaine pensée unique puisent leur vigueur dans les clivages qu'ils ont créés, qu'ils nourrissent et dont ils se servent sans vergogne, intéressés qu'ils sont de les imprimer comme de dogmes.

Il faut donc exprimer ses convictions avant que d'autres ne se les accaparent, faisant de la moindre de nos réserves une approbation tacite, totale et sans limites...

Pierre Cormary le fait très bien, au mépris de l'Ordre que l'on tente d'imposer au nom d'une certaine exception culturelle, donc sociale, culpabilisante pour ceux qui osent encore penser tout seul.

66. 09/06/2012 12:09 - bne

bneje découvre ce torche-cul après le scrutin...
haha ! mal écrit, mal renseigné, désespéré, il est forcément l'oeuvre d'un peine-à-jouir qui devrait ranger sa plume pour toujours.

67. 27/06/2012 10:14 - Chelsmer

ChelsmerCe texte est radieux. Et bne (com ci dessous) est un intolérant de gauche, totalitaire, staliniste, criminel, qui n'aime pas la pensée différente et néantise l'autre. Bref, typique du gars de gauche frustré et pathologique (tu vois je suis sur le même genre d'argumentation que la tienne pauvre tache).

68. 19/07/2012 19:50 - bne

bnecher chelsmer,
ton message est mignon tout plein, merci d'avoir pris le temps de l'écrire entre deux branlettes sur youporn.
"Staliniste et criminel", wahou ! c'est qu'il est en colère le garçon !
ah oui et aussi je "néantise l'autre" hihi ! on dirait du lacan, mais le lacan du pauvre.
si tu trouves ce texte radieux c'est que tu ne dois pas avoir lu grand chose de ta vie.
tu iras loin mon grand, à condition de partir tout de suite !

69. 31/08/2012 23:46 - Johann

JohannTraité simplifié de Lisbonne:crime de haute trahison.
Réintégration de la france dans l'OTAN:crime de haute trahison.
Mais surtout,last but not least...
Vente de la quasi-totalité des réserves d'or de notre pays,notre or,notre putain d'or,et ce au moment ou les cours étaient au plus bas:crime de PUTAIN de haute trahison!

Alors désolé mais un traitre,mème à la personnalité ambigue,voire complexe,voire carrément passionnante,reste un traitre.
Je veux bien reconnaitre que le bonhomme n'était pas sans qualité,que son style de gouvernance n'avait rien de déplaisant(personnellement,les chefs d'états et les gouvernement qui baissent leur froc devant quelques manifestations et autres mouvement sociaux j'accroche pas des masses.)

Mais bordel,comment peut-on oublier le niveau de traitrise que ce type a atteint pendant l'exercice de son mandat?

Nicolas Sarkozy n'aura mème pas à rendre de compte pour avoir fait de la france le caniche des USA,aprés avoir vendu(bradé) notre patrimoine,détruit notre souveraineté et foutu en l'air tout le combat du Général de Gaulle pour la troisième voie,et certains d'entre vous arrivez encore à lui trouver des excuses?

Ring 2012
Pierre Cormary par Pierre Cormary

Littérateur et éditorialiste. Ring Wall of Fame.

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Mon père était un riche bourgeois (Médecin ORL, propriétaire de plusieurs cliniques) et il militait à l’extrême droite aux côtés de Maître Tixier-Vignancourt et pour l’OAS. J’ai...

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