Sur le RING

Lettre ouverte à Josep Guardiola

SURLERING.COM - ADRENALINE - par Loïc Lorent - le 06/12/2010 - 9 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

 

Cher Josep Guardiola,

Lundi, comme des centaines de millions de personnes à travers le monde, alléché par la perspective de voir un match d’anthologie, je me suis débrouillé – Dieu, que ce fut compliqué – pour voir ce Barça-Real autour duquel fleurissaient depuis des semaines des commentaires d’un optimisme que même un le plus grand passionné de foot aurait pu trouver légèrement outranciers. Deux ans… Deux ans déjà que votre équipe domine le football européen, lequel domine incontestablement le football mondial – enfin un truc dont, nous Occidentaux, pouvons nous vanter sans nous faire gronder, même si l’exploitation de jeunes joueurs africains dans nos championnats rappelle clairement les heures les plus sombres de notre histoire. La belle mécanique barcelonaise ne fut enrayée qu’à une seule reprise : au printemps 2010, l’Inter de José Mourinho vous éliminait aux portes de la finale de la Champion’s League. Voir Samuel Eto’o jouer au poste d’arrière droit me laisse, comme vous j’imagine, un souvenir amer. N’empêche, votre bilan à la tête de la formation catalane a de quoi faire flipper Johann Cruijff. Et, à ce stade, vous êtes bien parti pour battre des records, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières de l’Espagne. D’aucuns s’en réjouissent ; permettez-moi de ne pas me joindre à eux. Vous savez, moi, je suis un peu comme le gars qui, à Rome, enfin, la Rome antique, murmurait « memento mori » au général tenté de se croire l’égal de Mars parce qu’il venait de laminer dix mille chevelus de Germanie avec ses légions bien huilées. Vos succès méritent d’être relativisés. Comme sont, malgré les victoires, hautement critiquables à mes yeux certains aspects de votre politique coachale. Cher Josep, cessez donc de sourire bêtement et regardez la réalité en face : vous nuisez au football.

On dit : « Le jeu pratiqué par le Barça de Guardiola est une merveille ». D’abord, le jeu aujourd’hui pratiqué par le Barça, c’était déjà celui qu’il pratiquait lorsque Franck Rijkaard l’entraînait. Pas totalement, d’accord, Deco et Ronaldinho ne possédant pas l’altruisme de Xavi et Iniesta. Mais vous devez reconnaître que les bases étaient déjà solides, qu’après une terne saison 2007-2008, vous avez repris une équipe qui fonctionnait plutôt bien, qui disposait de tous les atouts lui permettant à terme de rafler la mise. Votre principal mérite, c’est d’avoir su faire le ménage dans le vestiaire, d’avoir mis sur la touche tous ceux que n’enivrait pas l’idée de jouer à la passe à dix. Car oui, cher Josep, votre équipe fait vraiment ça, comme le fait la sélection espagnole. Au début, c’est marrant, entre le match de hand et celui de beach soccer. Puyol passe à Piqué, Piqué à Alvès, Alvès à Xavi, Xavi à Iniesta, Iniesta à Iniesta (double contact), Iniesta à Messi, Messi à Xavi, Xavi à Busquets, Busquets à Iniesta, Iniesta à Messi, etc. En général, à la fin, après une phase de jeu longue comme un jour sans pain, y’a but. C’est donc efficace. Avec la Roja aussi. Chez vous, sans doute parce que « passe à dix », c’est péjoratif, vous appelez ça taki-taka, qu’on dirait un mauvais (attention pléonasme) tube (attention oxymore) de l’été, spécialité ibérique dont nous nous passerions bien, sachez-le. Adieu duels virils ! Adieu chevauchées fantastiques ! Adieu le foot à l’italienne et celui à la britannique ! Chaque joueur est un maillon de la chaîne taki-takienne, rien de plus. Josep, vous avez perfectionné la taylorisation du jeu, vous êtes un désenchanteur de football. A chaque fois que votre équipe récupère (façon de dire, vu qu’elle ne le perd quasiment jamais) le ballon, on sait déjà comment l’action va se terminer. « La glorieuse incertitude du sport » ? Aux oubliettes. Contre vous, une seule solution : bétonner. Du coup, le plus souvent, un match du Barça, c’est un attaque-défense pas plus jouasse qu’un autre. Contre une petite équipe, ça accouche d’un 8 à 0. Contre une belle équipe, ça débouche sur un 1 à 0. Dans les deux cas, on se dit que les vôtres auraient mieux fait de jouer seuls, que ça n’aurait strictement rien changé. Vous me rétorquerez : « Et Aragonés et Del Bosque, alors ? ». Pas faux, mais les mêmes causes produisant les mêmes effets, on se lasse aussi de l’équipe d’Espagne. Lors du dernier Mondial, c’était insupportable, toutes ces passes millimétrées, cette conservation de balle, cette abnégation, cette réussite. Méfiez-vous, Josep : à force d’humilier vos adversaires, ils vont se venger. La prochaine fois, Nigel de Jong et van Bommel ne retiendront peut-être pas leurs coups. Si Xavi se prend les deux à la fois, il risque de finir comme un scooter percuté par deux TGV.  

Xavi, justement, et tous vos joueurs. Parlons-en ! Dites-moi, cher Josep : quel mérite y a-t-il à remporter des titres avec des types comme ça ? L’extraordinaire, ce serait de ne rien gagner. Lundi, sur la pelouse du Camp Nou, vous avez aligné huit champions du monde. C’est comme si, en novembre 1998, un entraîneur français avait pu compter sur Lizarazu, Dessailly, Blanc, Petit, Zidane, Djorkaeff et Henry. Forcément qu’elle se serait baladée, cette Dream Team ! Troquez donc Piqué contre Lovren, Xavi contre Cheyrou et Messi contre Meriem, et on sera enfin fixé sur vos réelles qualités de coach. En outre, vos joueurs se connaissent depuis des lustres, ont tous évolué ensemble dans les équipes de jeunes de la plus grande Espagne. Vous êtes arrivé au bon moment, vous n’aviez plus qu’à vous poser là, sur le banc, et, dans un geste de grande charité, qui est tout à votre honneur, vous avez ajouté Abidal pour faire croire à la planète entière que les autres formations avaient peut-être une chance de vous bousculer. Confessez, Josep : vous pourriez rester chez vous, ce serait la même chose. Mais il y a pire ! Vous le savez mieux que quiconque, les footballeurs sont des exemples pour les jeunes. Alors je vous pose sereinement la question suivante : comment pouvez-vous laisser Carles Puyol, joueur excellent, là n’est pas la question, commettre un crime capillaire de cette ampleur ? Il est votre capitaine. Chaque semaine, des millions de petits Espagnols voient cette chose sur sa tête. Certes, en France, nous avons Bacary Sagna, lequel n’a pas compris que la mode rasta était morte il y a déjà une bonne dizaine d’années. Mais Sagna n’est pas une star, et quand il joue en EDF, il est transparent, au propre comme au figuré. Josep ! vous devez vraiment faire quelque chose contre ces frisotis qui feraient peur même à un fan de Tygers of Pan Tang. Dans un autre genre, Villa n’est pas mal non plus. Lui, son vice, c’est le gel, la houppette de la mort. Des mecs avec des coupes comme ça, on en voit déjà suffisamment dans les rayons des hypermarchés de province. On n’a pas envie d’en revoir sur notre écran. Après, on s’étonnera que les jeunes se droguent… Franchement, vous qui êtes un garçon élégant, vous pouvez bien les raisonner, leur dire qu’une tondeuse est une machine très docile. Glissez également un mot à Messi… Ah ! et puis Piqué ! Lui, ses cheveux, ils n’embêtent personne. Mais l’on dit souvent que la force du Barça, ce qui l’oppose au Real ou aux grands clubs anglais en dehors du terrain, c’est que ses joueurs ne versent jamais dans le people. Vous pouvez en être fier. Ou pouviez, plutôt, car je viens d’apprendre que M. Piqué entretient une relation coupable avec Mlle Shakira. Il paraît que la presse hispanophone se régale de cette soudaine immixtion du show-biz dans une institution connue pour sa sagesse. Josep, vous ne pouvez laisser faire. Une femme, enfin, une comme la charmante Mlle Shakira, il n’y a rien de mieux pour dynamiter une « belle bande de copains ». Même Iniesta, avec son profil de gendre idéal et ses pulls à col rond, peut péter un câble et devenir jaloux si vous ne trouvez pas rapidement une parade contre les chanteuses de variétés sur le déclin. Cela dit, je me demande si vous en êtes capable. Je pointe là votre caractère, cher Josep. Vous présentez tous les symptômes d’une terrible maladie, une infection qui se propage partout en Europe et qu’aucun vaccin ne semble en mesure d’endiguer. Elle a pour nom social-démocratie. Vous ne dérapez jamais, votre communication, lisse au possible, est un modèle du genre, vous ne poussez jamais une gueulante, vous parlez de respect, de travail, de solidarité. Je suis prêt à parier que vous êtes l’ambassadeur de quelque association contre le racisme ou la faim dans le monde. Vous êtes bien l’anti-Mourinho. Quand tout roule, quand la gouvernance gouverne tranquillement, sans contestation, un social-démocrate est comme un poisson dans l’eau. Jusqu’à présent, vous avez eu de la chance. Mais qu’arrivera-t-il quand Alvès, fou de joie après avoir planté un but, viendra chatouiller le crâne de Villa ? Et quand Bojan proposera à Miss Catalogne 2008, la nouvelle copine de Busquets, de faire un tour dans les vestiaires (et qu’elle ira) ? Quand vos Bisounours (c’est ainsi que le club les vend) dérailleront (ça arrivera un jour ou l’autre, vous le savez) ? Vous serez éparpillé, Josep. Retrouvez donc un peu de cette hargne qui vous habitait lorsque vous étiez joueur.

Enfin, last but not least, il y a les Catalans. Moi qui ai grandi non loin de la frontière, j’ai dû longtemps subir le chauvinisme de ces derniers. Récemment encore, armés de leurs berlines allemandes, ils venaient faire construire leurs horribles villas de nouveaux riches de notre côté des Pyrénées. Seuls les Perpignanais, qui se croient leurs frères, n’y trouvaient rien à redire. Mais nous, cher Josep, nous n’en pouvions plus de leurs interminables chants sur leur « pays » tellement beau et tellement grand et tellement fort. Si les Français sont arrogants, que dire des Catalans ? Dieu merci, la crise est passée par là. En Catalogne comme partout ailleurs en Espagne, on manie désormais la truelle avec parcimonie – soit dit en passant, c’est à cause de votre modèle économique, votre passion du BTP, que nous avons sombré. On pouvait donc espérer les entendre un peu moins, les voir faire preuve d’un zeste d’humilité. En continuant de gagner comme vous le faites, en persistant à présenter le Barça comme l’armée secrète du peuple catalan, vous alimentez leur hystérique patriotisme. A l’heure où l’Europe chemine enfin vers des lendemains enchanteurs, ce n’est de toute façon pas rendre service à tous ceux qui luttent pour l’extinction des particularismes locaux, ces générateurs de haine et de guerre. Dites aux Catalans que leurs désirs d’indépendance sont aussi utopiques que ceux des rares Bretons qui y croient encore. Priez-les de rester chez eux, puisque leur « pays » est si pur et si génial et si formidable. En plus, je ne veux pas être vexant, mais le catalan, la langue catalane, c’est vraiment pas…

Voilà, cher Josep, j’ai vidé mon sac. Sinon, avant de vous quitter, je dois vous dire qu’à l’instar des centaines de millions de personnes à travers le monde qui ont vu le match Barça-Real de lundi, j’ai pris mon pied. En fait, il en va presque toujours ainsi quand je regarde un match du Barça. Si vous pouviez m’envoyer une place (ou deux) pour le match retour à Madrid, ainsi qu’un maillot dédicacé de Xavi, je vous en serais extrêmement reconnaissant.

Amicalement,

Un supporter de la Roma.

Loïc Lorent




Toutes les réactions (9)

1. 06/12/2010 12:22 - François

FrançoisIndubitablement ravi de la justesse de cet article, je résumerai mon opinion de la manière la plus synthétique possible:
Bravo!

2. 06/12/2010 12:37 - Soucoupe

SoucoupeArticle d'une mauvaise foi impressionnante mais néanmoins sympathique.

Guardiola n'est qu'un rouage dans la machine du Barça, c'est évident. Le coeur de cette machine, c'est d'abord le centre de formation.
Ce qu'on peut reprocher, non pas au Barça et à son jeu léché, mais à ses thuriféraires, c'est refuser aux adversaires de jouer avec d'autres armes. L'élitiste barcelonnais est mauvais perdant et n'acceptera la défaite que lorsque le Barça perdra à son propre jeu. Chose quasi impossible aujourd'hui.

A propos de l'extra-sportif et de la rivalité Barça-Real, ça a bien sûr plus de gueule de jouer pour l'Espagne et le roi que pour la Catalogne et ses élus régionalistes. Observons aussi d'un oeil amusé la double symétrie entre supporters et joueurs des deux clubs, aujourd'hui : Des joueurs besogneux et humbles avec des supporters arrogants d'une part, et l'exact opposé d'autre part...

3. 06/12/2010 15:48 - ferdinand

ferdinandEffectivement une mauvaise foi surtout concernant Abidal. Il ne faut pas confondre le joueur du Barça avec celui de l'équipe de France ( ou il a rarement joué à son poste et ou il s'est effectivement mal comporté ) et si Guardiola le titularise c'est qu'il est bon point final.
Sinon on oublie souvent de dire que si le Barça joue a la passe à dix et ne laisse que des miettes de possession à ses adversaires c'est grace en premier lieu à un phénoménal de travail de récupération du ballon. Les joueurs du Barça sont d'abord des travailleurs avant d'ètre des artistes et il ne tient qu'aux autres d'en faire autant s'ils veulent les battre.
" le talent sans travail n'est qu'une sale manie " Georges Brassens.

4. 06/12/2010 17:36 - Panenka

PanenkaTrès bel hommage à "la meilleure équipe de tous les temps".
Dixit nostro capitano : Francesco...TOTTI!!!!

5. 06/12/2010 19:23 - Pasolini

PasoliniTraiter Pep Guardiola de social-démocrate, quel manque d'instinct! Guardiola me fait davantage penser à un communiste aristocrate, le collectif prime sur les individualités et le jeu est tourné avant tout vers le beau, le résultat est important mais pas au point de devoir remettre en cause la façon de jouer. Tout le contraire de Mourinho qui s'adapte systématiquement au club, à la culture dans lesquels il est et aux adversaires qu'il rencontre. Mourinho détruit autant que Guardiola construit, Guardiola ne pourrait jamais s'adapter à un autre club et à une autre culture parce qu'il ne le voudrait pas, c'est en cela qu'il est un aristocrate du foot et pas un vulgaire social-démocrate. Mourinho à la limite se rapprocherait plus de cette étiquette, il suffit de se souvenir qu'après le match il a déclaré à propos de son équipe:" le produit n'est pas fini", on dirait un directeur marketing qui présente son nouvel objet de consommation!
Quant à dire que Guardiola est dans un fauteuil au Barça car tout est déjà en place quand il arrive, ce n'est vrai que pour la base mais le Barça n'a jamais aussi bien joué que sur ces deux dernières années et entre d'ores et déjà dans l'histoire du jeu avec la Hongrie de 54, le Brésil 70, l'Ajax de Cruijff. Et au foot il est toujours plus facile de détruire que de construire!

6. 07/12/2010 14:49 - Bibi

BibiJe ne pense pas que ce soient le Barca, sa philosophie de jeu, et son entraîneur Guardiola qu'il faille fustiger. Mais plutôt les gens se disant supporters de ce club (dont beaucoup se sont découvert des origines catalanes il y'a 2 ans...) qui crachent sur les autres clubs au prétexte qu'ils jouent de manière différente.

7. 07/12/2010 18:58 - Greg môk

Greg môkA titre personnel, j'apprécie le FC Copenhague quand il joue contre le barça au Danemark.

8. 07/12/2010 22:00 - ziane

zianeRing est beaucoup plus pertinent lorsqu'il ne parle pas de football ...

9. 11/12/2010 22:23 - DocteurG

DocteurGbel article, de l'humour, un sourire - bravo !! je ne suis pas vraiment supporter de barcelone, mais j'ai pleuré devant leur télé en regardant Barça-Real. Ca ne m'était plus arrivé (à cause du foot je veux dire) depuis la vision de Zidane tournant autour des brésiliens en 1/4 de finale de la Coupe du Monde 2006

Ring 2012
Loïc Lorent par Loïc Lorent

Loïc Lorent est romancier et pamphlétaire.

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Indubitablement ravi de la justesse de cet article, je résumerai mon opinion de la manière la plus synthétique possible: Bravo!

François06/12/2010 12:22 François
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