Sur le RING

Je te promets Johnny

SURLERING.COM - LES PAGES ROUGES - par Sandro Ferretti - le 12/03/2012 - 8 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Je te promets le sel… Hep ! Oui, vous. Vous ne savez pas pour qui voter, hein ? Peut être même n’allez-vous pas voter du tout. Ca vous prend comme une envie, quand la ville est endormie… Je peux comprendre. Allez, montez dans ma vieille Ford Capri, je vous raconte. On sera tout seuls, peut être, mais peinards.



Je sillonnais la campagne en pleine période électorale, un bras à la portière, un peu dégoutté de tout.
Dans un bourg, (la Hollandie, c’est limité à 50, faites attention), j’ai dû stopper car un candidat battait la pavé. François Netherland, un ancien gros qui voulait nous mettre au régime. Il y avait du monde derrière. Il serrait des mains, répondait aux questions, mais se retournait toujours au préalable vers un type qui le suivait de près avec une espèce de mallette. Une machine à promesses, j’imagine. A une question d’un jeune dame énervée sur la sécurité routière, il répondait sans ambages qu’à présent que la mortalité avait été diminuée par 4 en 35 ans, il fallait prendre des mesures drastiques : limitation à 50 km/h sur autoroute, 40 par temps de pluie. Seuls les non-imposables pourraient pousser une pointe à 60, mais par temps clair seulement.
En agglomération, c’était encore plus simple : il préconisait que chaque automobiliste descende inspecter la rue et les carrefours à pied pour détecter tout danger, et ne revienne à sa voiture qu’après. A un jeune homme qui lui faisait observer que dans le laps de temps, un danger pouvait survenir de nouveau, il répondit sèchement : « écoutez, je ne suis pas là pour polémiquer, la loi sera la même pour tous, et je la ferai respecter ».

Dix kilomètres plus loin, j’étais bloqué à Nervousland (attention, le radar prend dans le dos). Un autre candidat était à l’oeuvre, sans doute plus important (un Président d’amicale bouliste ?), au regard du nombre plus conséquent de ses gardes du corps. Interpellé sur sa politique de santé publique, il indiquait que la prolongation de la durée de vie était certes un objectif louable, mais qu’on ne pouvait plus guère se permettre. Aussi préconisait-il qu’après avoir été taxés toute leur vie, les fumeurs de plus de 50 ans aient un accès gratuit aux cigarettes. Les buralistes seraient chargés de vérifier les pièces d’identité. Le but recherché était que le fumeur, après avoir cotisé toute sa vie, décède vers 60/62 ans, et ne soit donc pas en mesure de toucher sa retraite. Une politique de redistribution transférerait le capital inutilisé des fumeurs vers les joggeurs buveurs d’eau minérale, à condition qu’ils justifient de 15 ans de cotisation au Parti.

Bref, j’avais perdu une heure dans les bouchons et personne n’avait répondu à la question existentielle qui me taraudait depuis longtemps : quelqu’un va-t-il enfin prendre à bras le corps la question prégnante de l’interdiction de stationner devant chez moi ?
Je suis remonté dans ma vieille Ford Capri, et j’ai cru que c’était fini.
Mais non, j’ai tourné le bouton de la radio, et il y avait un mec, un vrai, qui chantait « je te promets le sel au baiser de ta bouche, le miel à ma main qui te touches… ».
Ca m’a plu.
D’autant qu’après, il ajoutait :

« Et même si c’est pas vrai, même si on te l’as trop fait
Si les mots sont usés, comme écrits à la craie
Légers comme du vent,
Peut être avec le temps,
A la force d’y croire
On peut juste essayer pour voir ».


C’était décidé, j’allais voter pour ce Johnny Ali Day.
Avec lui, ça allait changer.
Les diesels et les monospaces seront taxés à 69%. Le retour du super plombé détaxé sera acté, comme les Buick Thunderbird déductibles des impôts, la suppression des couloirs de bus, remplacés par des couloirs pour Harley. Une politique sociale qui aura de l’allure : distribution gratuite de Gitanes sans filtres dans des entrepôts appelés « les poumons du cœur ». Détaxe complète sur les produits de première nécessité comme le gin tonic et le Brouilly.
La chirurgie esthétique remboursée par la S.S. Le Viagra en vente libre dans des distributeurs de rue. Parce que les capotes, c’est bien, mais faut avoir quelque chose à mettre dedans. A quoi ça sert le cochonnet si t’as pas les boules, hein, comme disait un copain parti avec Kadhafi dans le désert de Gaby ?
Ouais, pas un programme commun, un programme sérieux.
Parce que les classes moyennes, les classes ouvrières, les classes laborieuses, basta, on s’en fout, on a donné.
Ce qu’il me faut, c’est un programme pour les classes malmenées. Malmenées par les années. Qui dira l’horreur des outrages subis depuis 15 ans ? Angeot, Nothomb, Pulitzer, MPokora, les cellules psychologiques en cas d’accident d’avion et photovoltaïques en cas de canicule, les radars automatiques, l’interdiction de fumer dans les restaurants en mangeant une andouillette 5A de chez Moodis. Le Livret A bloqué à 1,50%, les salaires des fonctionnaires gelés en plein février, par moins 14°c en forêt de Rambouillet.
On a morflé.

Ouais, faut que ça change. Avec Johnny, c’est l’assurance de la réouverture des portes du pénitencier. Avec Pierre Botton comme Garde des Sceaux, parfaitement.
La reprise de relations diplomatiques normales avec la Suisse, ce grand voisin trop longtemps ignoré. Pour consacrer ce redoux sur le Cervin, il créera l’ « Helvète Underground », un band à tout pêter, ça aura de la gueule, avec des riff à réchauffer Lausanne et ses coucous de frangipane. Lou Reed se fera tout petit devant. Il prendra un billet pour écouter dans le noir, anonyme.

Ca va changer, promis. La priorité à gauche. Les larmes dans les yeux des filles, qui seront les plus belles pour aller danser. Finies les retenues à la source : Johnny ne retiendra que la nuit.

Avec lui, il ne suffira pas de dire que des têtes vont tomber. Il dira lesquelles, et vite.
Raphaël envoyé en Corée du Nord planter du cannabis dans les rizières en chantant l’Alléluia de Jeff Buckley, jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Camps de rééducation pour les rappeurs, les handicapés du sampler, les chanteuses énervantes.

A que oui, des mesures immédiates seront prises pour frapper l’opinion dans les premiers 100 jours de son mandat. Il me l’a dit.

-Mettre le feu au Stade de France en cas d’hiver rigoureux, pour réchauffer gratuitement et durablement le 9.3, les précaires et les Rmistes. On verra la fumée jusque sur les plages de Cala di Volpe.
-Réouverture immédiate du Golfe Drouot et du Bus Palladium (financement par la RATP).
-Sylvie Vartan secrétaire d’Etat aux pays de l’Est.
-Fin du laisser-aller vestimentaire chez les jeunes : chaussettes noires pour tout le monde…
-Partage des richesses et lutte contre la misère sexuelle : les mannequins de chez Elite devront passer deux nuits par semaine sur le matelas des précaires, des intermittents du spectacle de la bandaison, des laissés pour compte de la tirette. Pour tourner, ça tournera. Tournante assurée. Ca va couiner dans les chambres de bonnes. Du travail de pro, sans un seul amour, sans un seul ami, mais il flottera dans Paris comme une envie. Plus d’érections honteuses et solitaires, à l’heure où d’autres s’aiment à la folie.
-Introduction des tickets restaurant à la Coupole et à la Closerie des Lilas (pour intermittents du spectacle seulement)
-Limitation de vitesse à 120 miles sur les Nationales (200 km/h environ).
-Si d’aventure un conflit armé nous opposait à l’Ossétie du Nord ou aux Maldives, nos valeureux soldats ne reviendraient plus sous des bâches kaki alignées dans un Transall pour entendre la Marseillaise et la marche funèbre aux Invalides, devant un parterre d’emperruqués en costard pressés d’aller liquider leurs positions chez Bolloré avant de bouffer chez Taillevent. Non, Johnny sera là, en personne, pour rendre l’hommage de la Nation. Et ça aura de la gueule lorsque dans son grand manteau noir il chantera « Ô Marie, si tu savais, tout le mal que l’on m’a fait ». Et le silence se fera naturellement sur les Invalides, avec les poils des avant-bras qui se dressent et tout et tout…

-Enfin et surtout, une vraie politique de la mort. Cette salope d’édentée s’est trop servie
impunément des meilleurs morceaux ces dernières années, sous la droite comme sous la gôche. A ce sujet, le programme de Johnny est clair : ressusciter Bashung, Ferré, Nougaro et Jacno (éventuellement Brel, mais on ne peut pas non plus porter toute la misère du monde sur nos épaules, et puis les belges sont-ils des gens comme nous, hein ?)

On les échangera contre Mahé, Fiori, Biollay, Bruel et Raphaël.
 L’échange aura lieu à la tombée de la nuit sur le pont de Tancarville, sous le contrôle d’un huissier de la SACEM. La camarde arrivera comme à son habitude, nonchalante et sûre de son coup dans sa vieille Camaro noire tous feux éteints. Derrière, elle traînera sa remorque avec tous nos potes, et Dieu sait si ça fera du monde. Sa remorque avec sa faux qui dépasse. Nous, on sera là, embusqués dans nos Ford Mustang à flammes oranges peintes sur le capot, et quand l’échange sera fait, on niquera la faucheuse au LRAC et au lance-flammes, ouais, on la pulvérisera façon puzzle, elle et ses dents pourries, sa langue violette, son tibia en guise de levier de vitesses et son air arrogant, oui, tout, je vous dis, on niquera tout et les humiliations disparaîtront, la tristesse aussi, tout.

Voilà, j’étais content. Moi le blasé, le douteur systémique, je crois bien que pour une fois j’allais voter. Voter Johnny Ali Day. Ce mec m’avait redonné l’envie d’avoir envie. Je sifflotais un air du genre :

"Ah, vous autres, hommes faibles et merveilleux
Qui mettez tant de grâce à vous retirer du jeu
Il faut qu'une main posée sur votre épaule
Vous pousse vers la vie, cette main tendre et légère"(1)


Lorsqu’à un carrefour, j’ai décidé d’expérimenter la priorité à gauche. Quand le semi-remorque siglé « S.A.C.E.M » a voulu passer quand même, avec le vieil Aznavour au volant, j’ai rien lâché. Parce que Johnny, il aurait aimé que je ne lâche rien.
Ca a fait un bruit d’enfer de percussions, de batterie, de drums et de cuivres. J’ai eu même pas mal.
J’suis mort heureux, en chantant.
C’est pas encore cette année que je vais voter.

Sandro Ferretti

(1) Tennessee Williams


Toutes les réactions (8)

1. 13/03/2012 20:11 - Sandro Ferretti

Sandro FerrettiBon, j'ose un résumé, à l'usage des plus fénéants d'entre vous:

1/ Capri, c'est fini
2/ "A la fin, toujours la mort gagne" (Staline)

2. 13/03/2012 22:54 - Nejma

NejmaSandro votre fiction m'a amusé, elle est vraiment très agréable, toutefois je ne sais comment l'interpréter, ni comment commenter,parce que Johnny et moi c'est le mariage d'une huitre et du diable de Tasmanie.

3. 14/03/2012 21:09 - Sandro Ferretti

Sandro FerrettiBonsoir Nejma,
A vrai dire, je ne suis point homme de message. Disons que c'était juste une petite parodie de l'air électoral ambiant, du temps des promesses comme il y a , parait-il, celui des cerises, et celui des barbiers pas forcément de Séville.( "demain on rase gratis")
Je n'ai nulle sympathie particulière pour J.H , au moins symbolise-t-il le politiquement incorrect (tabac, alcool, vitesse) qui devient rare, et donc symboliquement attrayant.
Et puis, vu le manque de lecteurs, il m'a au moins permis, moi l'ancien nègre des "4 eme de couv" chez les éditeurs, d'en faire un résumé choc: convenez que citer dans la méme phrase Hervé Villard et Staline n'est pas à la portée du premier venu.. ( je plaisante...).Frapper vite et fort, c'est ce qu'on demandait pour les 4 eme de couv, c'est pourquoi je suis sur le Ring...
Plus sérieusement, ce billet est, par ses quelques allusions subliminales, l'occasion de rendre encore et encore hommage au grand Alain Bashung, donc s'est aujourd'hui le 3 eme anniversaire de la mort, et qui manque toujours autant à la pelle qu'à l'appel...
Sandro Ferretti

4. 15/03/2012 20:15 - Nejma

NejmaSandro, merci pour ces précisions, j'avais cru que vous "incitiez" à l'abstention.
Voyez comme le langage et son interprétation se déclinent à tous niveaux.
Pour ce qui concerne le manque de lecteurs;le Ring a été un temps certain en veilleuse, et tout à coup une profusion d'articles.
Je partage vos regrets pour Bashung, il est parti tout comme son univers singulier,dans la lumière et non dans l'ombre d'une star oubliée. Ceci pour nous rappeler que "Chi ha la sanità, è ricco, e se
no'l sa".
Ancien nègre des 4ème de couverture vous étiez, c'est le premier contact avec le futur lecteur et les auteurs vous doivent d'avoir su le séduire. Et comme vous le savez: Non è bello cio che è bello, ma è bello cio che piace. Excusez l'accentuation! Vos résumés me plaisent je sais que cela est une piètre consolation.

5. 17/03/2012 17:55 - commequidirait

commequidirait@ 3 : pas du tout sûr à mon avis que Halliday soit politiquement incorrect, il est tout le contraire. C'est le rebelle en carton récupéré (avec son approbation...) par les media qui ont quand même besoin d'une figure un peu iconoclaste : il faut que toutes les cagétories soient représentées...
Et dans la catégorie des grands-pères gateux pseudo rocker, n'y avait que lui...

6. 19/03/2012 00:08 - Matilian

MatilianBeaucoup de plaisir à vous lire. Bientôt des centaines de pages?
J'aime votre capacité à lier le brouhaha du monde (et de votre âme?) par votre ironie désabusée. Le seul risque serait de tomber dans la caricature de l'écrivain narcissique, le récit à la première personne y contribue, mais pour moi vous êtes du bon côté.

7. 19/03/2012 21:22 - Sandro Ferretti

Sandro FerrettiBonsoir Matilian,
Merci de votre lecture fidèle et attentive.
Juste une précision:l'emploi du "je" ne signe chez moi ni affect particulier ni autobiographisme. Et c'est heureux, car vu le nombre de nouvelles signées de ce "je", (ici et surtout ailleurs), ce ne serait plus de la schizophrénie mais de la polyphrénie, ce qui doit étre bien fatiguant.
Non, c'est une simple facilité utilisée dans les nouvelles, car il faut "accrocher" et frapper vite et fort, ce n'est pas un roman.
Sans citer d'exemples littéraires qui pourraient apparaitre prétentieux, je renverrais à Bruce Springsteen, (qu'on ne peut suspecter d'étre un "mauvais américain"), et qui a l'intelligence dans "Paradise", superbe titre de l'album "The rising"rélaisé parès le 11/9, de se mettre dans la peau d'un terroriste islamiste qui, après avoir embrassé son enfant devant l'école et rajusté son cartable, part se faire sauter au nom des 11000 vierges, et qui s'aperçoit la haut que le ciel est vide.

Sinon, en tant qu'ancien khâgneux, je peux aussi faire de choses abstraites et impersonnelles dans le style, comme "la jalousie" de Robbe-Grillet, qu'on étudiait alors, et qui réussit l'exploit de faire un roman entier avec des assertions quasi cinématographiques comme "maintenant , l'ombre du pilier marque treize heures sur la terrasse de la villa...".
Mais on me dirait : "ça le fait pas, coco".

8. 21/03/2012 14:44 - Robe grillé

Robe grilléCher Sandro,

tu aurais du t'abstenir de ce texte prétentieux et sans intérêt. Te souvenir que lorsqu'on a rien à écrire, il faut se taire, poser ton stylo et te retrancher dans le silence, ce qui, au moins, nous évitera tes pollutions nocturnes. Si l'incapable qui dirige ton auberge veut te publier, méfiance, car il ne dispose d'aucune capacité littéraire, la preuve ta minuscule masturbation et tes justifications - ci-dessus, commentaires -. Mal barré !

Ring 2012
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Bon, j'ose un résumé, à l'usage des plus fénéants d'entre vous: 1/ Capri, c'est fini 2/ "A la fin, toujours la mort gagne" (Staline)

Sandro Ferretti13/03/2012 20:11 Sandro Ferretti
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